Suivi de la faune dans une réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne

Suivi de la faune dans une réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne

Participer au recensement des mammifères et de certains oiseaux de la Réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne afin d’évaluer la densité et les fluctuations des populations et assurer une meilleure conservation des écosystèmes de la Réserve.

Description

Objectifs

L’objectif général de ce projet est de conserver l’environnement à travers un recensement participatif des mammifères de la faune locale ainsi que sensibiliser les populations locales à l’importance de préserver cet endroit.

Justification :
Les scientifiques et riverains de la Réserve se sont rendu compte que le développement de l’activité humaine empiétait sur les lieux de vie des animaux, de même que la déforestation et l´avancée de la frontière agricole. En dépit de cela, il y a des preuves tangibles (observations directes, empreintes et registres photographiques) qui démontrent la présence de populations abondantes et en bonne santé de ces espèces au sein de la RBRB et ses alentours.

La RBRB est également un refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs qui passe l’hiver sur les flancs de la Cordillère des Andes et qui est une espèce en voie d’extinction, et presque 500 espèces d’oiseaux ont déjà été observées au sein de la Réserve.

La dégradation et même disparition de l’habitat de la faune ainsi que la détérioration de la diversité génétique au sein de populations fauniques de plus en plus petites et isolées sont les principales causes de l’extinction des espèces. Cette disparition s’est très largement accélérée au cours du siècle dernier. L’objectif de cette mission est d’avoir une idée plus concrète des espèces présentes ou de passage dans réserve, afin d’enregistrer tout changement significatif de densité.

A travers cela la Fondation Sumac Muyu peut développer des stratégies de conservation pour que cette zone soit légalement reconnue protégée. Le Projet de Conservation de la Rivière Bigal existe maintenant depuis plus de 10 ans et n’a cessé de croître depuis sa création.
La venue des volontaires aidera à le faire croître encore plus et à assurer l’avenir des espèces tropicales en danger au sud du Parc National Sumaco en Equateur.

Plus précisément, la FSM souhaite déterminer la nature des mammifères les plus importants évoluant dans de la Réserve Biologique de la rivière Bigal, en Equateur (singes, pumas, oiseaux…). Ils souhaitent grâce à ce projet, pouvoir générer des informations sur les mammifères Néo-tropicaux (espèces vivant dans l’écozone néo tropique regroupant l’Amérique Centrale et du Sud). Pour se faire, la réserve a mis en place des caméra-pièges et peut ainsi observer et conserver des traces de la présence de certains animaux non observables de jour ou à l’œil nu.

Les volontaires participeront au suivi des primates qui n’apparaissent pas sur les caméras pièges (ils se déplacent en hauteur, de branche en branche). Parmi les espèces observées jusqu’alors dans la Réserve, une d’entre elles est considérée en danger par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) : le singe araignée Ateles belzebuth. Une autre est identifiée comme vulnérable, le singe laineux Lagothrix poeppigii.

Le singe capucin, Cebus albifrons est quant à lui en passe d’être menacé (sources : UICN). Enfin, trois autres espèces sont considérées de préoccupation mineure : le singe hurleur Alouatta seniculus, le singe écureuil Saimiri sciureus, et le singe nocturne Aotus vociferans.

Par ailleurs, d’autres mammifères comme le tapir d’Amazonie (Tapirus terrestris), le Jaguar (Panthera onca), l’ours à lunettes (Tremarctos ornatus), le fourmilier (Myrmecophaga tridactyla), l’ocelot (Felis pardalis), le puma (Puma concolor), les pécaris (Pecari tajacu et Tayassu pecari) et les cerfs (plusieurs espèces) ont disparu dans certaines zones de l´Equateur, mais quelque fois on peut les voir dans la réserve.

Intervention attendue du volontaire

La Fondation formera les volontaires au début de leur mission afin de leur présenter le projet, les règles et déroulement du séjour, les activités planifiées, les objectifs, le matériel ainsi que la méthodologie de travail, et les rôles de chacun.
Le travail sur le terrain se concentre essentiellement sur 3 axes principaux :
1. Le suivi des primates grâce à la méthode de transect/observation directe des singes.
2. L’étude des autres mammifères au travers de la collecte et de l´enregistrement des photos des caméras-pièges.
3. Le suivi de l’herpéthofaune (amphibiens et reptiles).
Des activités annexes peuvent être mises en œuvre sur place en fonction des besoins ponctuels et des micro-projets mis en place au moment de la mission.
Activités principales :
Les volontaires participent à la collecte et à la retranscription des données biologiques nécessaires à la Conservation et à l’extension d’une aire naturelle protégée et privée: la Réserve Biologique du Rio Bigal.
Mode de transport pour faire les activités et distance à parcourir :
Marche à pied (environ 10-12 km par jour.
Les journées de travail se découpent en trois temps :
1. La matinée sera consacrée à la réalisation des transects au cœur de la Réserve (4/5h aller/retour) le long desquels les volontaires devront recenser toutes les traces de présence de singes mais également enregistrer les empreintes de mammifères rencontrées. Il s’agira plus précisément de reporter sur des fiches techniques des informations sur les espèces ou les empreintes rencontrées, le comportement des individus observés, leur nombre etc.
2. L’après-midi (après le déjeuner et un temps de repos) sera consacrée à l’identification des espèces photographiées par les caméras-pièges et à l´analyse de chaque photo pour ensuite les enregistrer dans une base de donnée (numéro de la photo, identification de l’espèce, date, distance de l’animal de la caméra et autres données qui apparaissant dans la base de données Excel.
3. Le soir, après le dîner, aux alentours de 19h00, les volontaires effectueront une sortie nocturne afin de suivre un transect pour effectuer le suivi des reptiles et amphibiens de la Réserve. De la même façon que pour les primates, une grande variété d’information est enregistrée par les volontaires à chaque fois qu’une espèce est rencontrée.
Ces données relevées sont elles aussi intégrées à la base de données. Thierry Garcia sera l´interlocuteur principal des volontaires tout au long de leur mission.

Saisonnalité des activités :
Le volontaire doit être préparé à ce qu’il y ait quelques changements sur la mission en fonction du climat.
C’est une mission exigeante car le transect a lieu du lundi de la première semaines au jeudi de la seconde semaine sans interruption.

Remarque(s)

Parfois il y a d’autres personnes dans la réserve pour observer les oiseaux ou des scientifiques.
Si le groupe est de 6 volontaires, il y aura 2 groupes de 3 volontaires pour les transects.
Le climat est tropical, très humide et très chaud surtout dans les zones ayant subi la déforestation.

ÊTRE EN EXCELLENTE CONDITION PHYSIQUE et AVOIR UN MORAL SOLIDE car les sentiers sont longs et difficiles (il ne faut pas avoir de problèmes de santé comme de l’asthme ou des maux de dos/genoux car il y a du dénivelé). L’aéroport de Quito se trouve en haute altitude (2850 mètres). Les volontaires sont priés de consulter leur médecin traitant avant de postuler à cette mission et de s’assurer que leur condition physique leur permet de se rendre en altitude. La mission ne se déroule pas en altitude.
De plus, la mission se déroule dans un endroit isolé et difficile d’accès, aussi, au moment de faire établir son certificat médical auprès de son médecin traitant, merci de préciser à ce dernier que la zone d’intervention se trouve à 3h (marche et piste en 4X4) du premier centre de santé.
Les conditions d’hébergement sont rustiques car en pleine nature. Les volontaires devront suivre les recommandations des encadrants sur place (les transects peuvent faire jusqu’à 16km avec un dénivelé de 1000 mètres, les sentiers ne sont pas dangereux mais accidentés).
Les volontaires n’ont pas besoin de maîtriser l’espagnol mais des notions en espagnol sont les bienvenues pour faciliter la communication!
Pas électricité, ni eau, ni WIFI ( apporter des pastilles de purification d’eau et une gourde filtrante).

Nombre de volontaires requis

De 4 à 6 volontaires

Motivation attendue

Motivation sur la protection de l’environnement et la biodiversité.La mission ne demande pas une expérience particulière. Toutefois, le/la volontaire doit être apte à la marche sur terrain escarpé, et savoir utiliser un outil informatique.

Le partenaire

Notre partenaire local

Fundacion Sumac Muyu

Historique

La Fondation Sumac Muyu (FSM) a été créée en 2008 par deux français, Thierry Garcia et Marion Hiruois, installés en Equateur depuis 2000 pour enseigner le français. Ils décident de créer une Réserve naturelle en 2007 et parcourent le pays pour trouver des terres de forêt primaire à vendre, qui réuniraient plusieurs critères : être situées dans la zone tampon d´un parc national afin de ne pas être un îlot de jungle au milieu des pâturages et avoir des communautés riveraines concernées (environ 150 personnes) par la conservation afin de pouvoir les impliquer dans le projet de la Réserve.

Le site de 1000 hectares sera identifié près de Loreto, dans la zone tampon du Parc National Sumaco et deviendra a Réserve Biologique du Rio Bigal, en référence au nom de la rivière qui sépare le site du Parc National. La Réserve se trouve dans un endroit privilégié d’un point de vue écologique : elle est située sur les contreforts de la Cordillère des Andes, au sud du volcan Sumaco ou plus exactement dans ce que l’on appelle un « corridor écologique » qui délimite l’Amazonie et les Andes. C’est une barrière géographique formée par les Andes qui dispose d’une grande biodiversité et qui favorise le développement et l’évolution de nouvelles espèces.

L’Amazonie et notamment l’Equateur reste confronté à de multiples menaces, comme la déforestation qui a pris des proportions industrielles dans les années 90 détruisant près d’un tiers de forets Équatoriennes en moins de 25 ans. Mais la déforestation est une problématique parmi d’autres. En 1964, des problèmes de sécheresse et de pénurie de terres dans d´autres provinces avaient incité le gouvernement à transformer la forêt Amazonienne considérée « stérile » en terres agricoles « fertiles », offrant des lopins de terres aux agriculteurs avec la condition de cultiver au moins 50% de celle-ci. L’agriculteur devait alors détruire, au minimum, 25 hectares de végétation. De même, entre 1960 et 1970, avec la découverte de gisements de pétrole (la région extrait plus de 60% du pétrole du pays), la déforestation n’a fait qu’accroître. D’abord à cause de l’ouverture des routes au milieu des forêts pour favoriser les transports, puis à cause de la surpopulation engendrée par ce trafic.

En parallèle, le trafic de bois est une autre des menaces qui pèsent sur les forêts. Les propriétaires terriens récoltent le bois rare et en font leur première source de revenus, sans qu’aucun contrôle ou plan de gestion soit mis en place. De nombreuses espèces endémiques sont ainsi amenées à disparaître. Enfin, à cette liste de facteurs de destruction s’ajoute l’avancée sans précèdent de la frontière agricole et des activités dédiées principalement à des projets agro-silvo-pastoraux.

Pour assurer la conservation de la Réserve, la FSM met en place de nombreuses activités au quotidien comme le recensement, la classification et le suivi des espèces (amphibiens, reptiles, Tapir, etc.). En effet, connaître la faune et la flore d’un espace préservé permet de mettre en œuvre les mesures de protection et de conservation adéquats, d’alerter les autorités compétentes quand une espèce est menacée etc… La Fondation, qui partage les environs de la réserve avec des communautés locales mène également des ateliers d’éducation environnementale, veille au respect des bonnes pratiques agricoles des communautés vivant aux alentours de la Réserve, participe à la création d’infrastructures (maintien des sentiers, fabrication des panneaux interprétatifs, constructions de bambou, toilettes sèches en bambou écologiques, fabrication de papier recyclé etc.) met en place des séances de sensibilisation à la santé auprès des communautés (info HIV, maladie de chagas, planification familiale, formation aux premiers secours, etc.) ainsi que des cours d’anglais. Les bénéficiaires de ces actions sont les habitants de 3 communautés riveraines :

– communauté 8 de diciembre (30 habitants)
– communauté de la union y progreso (80 habitants)
– communauté Puyo (40 habitants).

Les deux présidents Marion et Thierry gèrent ces activités, la FSM étant une petite structure, il n’y a aucun salarié à temps plein. Les personnes qui travaillent sur le projet sont payés à la tache quand il y a des visites à la Réserve (volontaires, étudiants, touristes et scientifiques) et/ou selon les projets financés par des organisations internationales. L’équipe de Sumac Muyu est donc constituée de 2 membres fondateurs et de 22 membres actifs. Depuis la création de la Fondation, environ une quinzaine de volontaires sont venus de France, de Hollande, d’Australie, des USA et de Russie.

FSM est financée par des donateurs individuels. Ces dons d’un montant total de $42.000 en 2012 ont permis l’achat des terres de la Réserve. Parmi les plus grosses donations, la Fondation a par exemple reçu en 2013 un versement de $25.000 de la part du programme de petites donations des nations-unies (PPD) du PNUD pour un projet de conservation des espèces, des écosystèmes, de la diversité génétique et des ressources naturelles dans la Reserve du Rio Bigal et ses environs.

La Fondation Sumac Muyu a ainsi noué des partenariats avec de grandes institutions telles que : PPD/UNPD, USAID, le Ministère de l’environnement dans le cadre de projets de conservation initiés depuis le début de la création de la réserve. Elle travaille également avec des structures associatives locales, notamment l’ONG Aves y Conservación dans le but de conserver l´habitat hivernal de la Reinita Cerúlea (oiseau). Le but de ce projet était notamment de former les populations locales à l’observation et l’identification des oiseaux, de mener le suivi ornithologique participatif et d’animer les réunions du Groupe de soutien local.

Informations pratiques

Accueil et transfert

Un chauffeur de confiance cherchera les volontaires à l’aéroport et les amènera à l’hôtel pour une nuit (15 min déplacement en voiture). L´hôtel est à Tababela, Quito.
Le lendemain à 07h00, les volontaires prendront la route en bus (environ 6 heures de route) pour atteindre la réserve, dans la province de Loreto. Le bureau du Projet se situe à Loreto, village de l’Amazonie équatorienne de 4000 habitants, et à une heure de la ville de Coca.
Pour atteindre les infrastructures de la Réserve il faut prendre un 4×4 depuis Loreto pour un trajet d´environ 1 heure. De là, il faut marcher environ 1h30 pour arriver au campement ( ne pas se charger).

Aéroport d’arrivée

Aéroport MARISCAL SUCRE DE QUITO

Hébergement

Durant toute la durée de la mission, les volontaires seront logés sous tentes ou chambre au sein de la Réserve (Les volontaires choisissent) .
Les tentes seront installées au premier étage du bâtiment. De plus, l’association fournit les tentes et les matelas ( pas de cousin).
Le rez de chaussée regroupant la salle à manger, la cuisine et la douche qui fonctionne avec l´eau de la pluie*. Ils auront à leur disposition des lampes solaires, des douches froides à l’eau de pluie bouillie, une cuisine au gaz, et des toilettes sèches.
*Toute l’eau utilisée est collectée de la pluie. Le partenaire a un système de collecte d´eau.

Matériel disponible sur place

La FSM mettra un ordinateur à la disposition des volontaires pour la saisie des données collectées.

Les volontaires devront prévoir :
-Un sac de couchage;
– une gourde contenance 1,5L.
-Insecticide ;
-Crème solaire ;
-Serviette de bain;
-Médicaments de base et anti palu;
-Produits d´hygiène 100% recyclable;
-Un poncho de pluie;
-Une casquette ou un chapeau ;
-Pantalons longs et légers, chemises légères à manches courtes, chemises légères à manches longues, un pull ou une veste légère ;
-Batteries ;
-Lampe frontale car pas d’électricité partout;
• Un sac à dos;
• Des barres de céréales ou vitaminées;
• Appareil photo ou jumelles sont fortement recommandés mais pas besoin d’investir pour la mission.

L’association dispose par ailleurs, d’un générateur pour recharger les ordinateurs et/ou batteries d´appareil photo.

Je postule

Je postule

Code mission : EQ1AC1

Partenaire :
Fundacion Sumac Muyu

Localisation :
Equateur, Loreto

Langues :

Espagnol

Type d’intervention :
Protection de la biodiversité

Compétences :
Biodiversité

Dispositif(s) possible(s) :
Congé Solidaire, Mission Solidaire

Durée :
2 semaines

Dates :

📅 07-12-2024 au 21-12-2024

Nos missions

INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER