Nos actualités » Service CiviqueConfinement et engagement en Service Civique à l’étranger : des volontaires aux fortes valeurs d’engagement

2 juillet 2020

Découvrez comment nos volontaires engagés en Service Civique, dispositif gouvernemental destiné aux jeunes de 18 à 25 ans, ont fait face à la crise sanitaire du Covid-19 et son confinement.

 

 

La motivation, critère principal dans la sélection des volontaires en Service Civique, varie selon le vécu des candidats, la thématique de la mission, et le contexte dans lequel la mission s’inscrit. Lorsqu’il s’agit d’une mission à l’étranger, comme celles proposées par les associations partenaires de Planète Urgence, les candidats évoquent souvent leur envie de se construire à travers des nouvelles rencontres et d’une découverte rendues possibles par l’expatriation. Ils cherchent souvent des conditions culturelles et linguistiques différentes, leur offrant ainsi un nouveau challenge : le dépassement de soi.

 

Un engagement mis à rude épreuve pendant la crise sanitaire

 

La période de confinement a été une véritable mise à l’épreuve pour nous tous et d’autant plus pour les volontaires en Service Civique qui sont restés sur le terrain.

 

Parmi les 34 volontaires en mission de Service Civique au début du confinement en France, 22 sont rentrés en France pendant le confinement. 12 volontaires sont restés sur le terrain, loin de leur environnement et réseaux familiers, parfois venant tout juste de commencer leur mission dans leur pays d’intervention. Ces volontaires au Pérou, Mexique, Maroc, Tunisie, Philippines et Cameroun ont fait preuve de grandes capacités de créativité et de résilience. Contraints d’adapter les activités de leur mission au contexte sanitaire dans leur pays d’intervention, les volontaires se sont retrouvés dans l’impossibilité d’aller à la rencontre des publics auprès desquels agissent leur structure d’accueil. Une conséquence amère du confinement allant à l’encontre des objectifs d’une mission en Service Civique, à savoir créer et maintenir du lien social entre le volontaire et son environnement.

 

La plupart des volontaires restés sur le terrain ont poursuivi leur mission à distance, depuis chez eux. Seulement 5 de ces volontaires restés sur le terrain ont passé le confinement avec d’autres volontaires internationaux et quelques membres de l’équipe salariée grâce aux conditions d’accueil prévues pour une vie en collectivité. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le plan professionnel telles que l’omniprésence du numérique, une nouvelle organisation du travail et du temps personnel ou encore la réadaptation des attentes et objectifs, les volontaires ont persévéré. Cependant, persévérer n’était pas le seul maître-mot. Les volontaires ont également réinventé leurs activités afin de garder un aspect de leur mission considéré perdu : le lien social.

 

Une envie partagée de tous : garder le contact

 

Les volontaires isolés en télétravail ont cherché à garder le contact avec la communauté aux alentours. L'enjeu était également d'améliorer la visibilité de l’association d’accueil grâce à la création de contenu et le développement de modules de formation en ligne à destination du grand public et des bénéficiaires.

D’autre part, 5 volontaires confinés en communauté ont eu pour mission d'agir auprès de personnes extérieures par le numérique. La mise en ligne des tutoriels de pédagogie et le suivi individuel des bénéficiaires via WhatsApp ont illustré cette préoccupation de maintenir le lien social. Au-delà de l’utilisation des nouvelles technologies pour s’adapter au nouveau contexte, tous ces volontaires se sont attachés à rendre accessible l’ensemble des contenus aux populations qui, avant la crise sanitaire, étaient déjà éloignées du numérique pour des raisons socio-économiques et géographiques.

 

La réflexion des volontaires pour rester dans une démarche inclusive à travers l’adaptation de leurs activités démontre, malgré les contraintes de la crise sanitaire, qu’ils ont continué à développer l’esprit citoyen et solidaire, un des principes de base du Service Civique.

 

La pandémie a bouleversé l’expérience humaine et opérationnelle des volontaires mais n’a pas diminué leur inventivité et capacité à rebondir.