Nos actualités » Actualités de l'ONGPortrait de Daniel S. Chabi Boni, Délégué National de Planète Urgence au Bénin

Daniel Chabi Boni

10 décembre 2019

Découvrez le portrait de Daniel S. Chabi Boni, Délégué National de Planète Urgence au Bénin.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours professionnel en quelques mots ?

 

« Après des études universitaires de Géographie, j’ai tout de suite travaillé sur un programme d’accompagnement des jeunes dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’auto emploi. Apprendre aux jeunes à créer leur propre entreprise, respectant leurs valeurs et répondant à leur besoin d’accomplissement était mon objectif quotidien pour ce poste que j’ai occupé pendant quatre ans. J’ai ensuite enseigné l’Histoire et la Géographie de la sixième à la terminale dans les collèges et lycées de Natitingou au Nord-Ouest du Bénin avant de renouer avec mes premiers amours de gestion de projet en intégrant une ONG internationale italienne, où j’ai enrichi mon savoir acquis avec les jeunes.

Féru de nouvelles rencontres avec d'autres peuples du monde, j'ai pu réunir depuis 10 ans mes passions et ma vie professionnelle au sein de Planète Urgence. Je m’ouvre aujourd’hui à tous ces hommes et femmes appelés volontaires et qui ont la ferme conviction qu’avec le volontariat les citoyens consolident leur résilience, enrichissent leurs connaissances et participent à la construction d’un monde d’équilibre tant souhaité ».

 

En quoi consiste votre métier aujourd’hui ?

 

Mon métier consiste à coordonner toutes les activités de Planète Urgence au Bénin. Je suis en charge du marketing au niveau des populations locales, et je gère également les relations institutionnelles avec les autorités du pays. Je m’investis au niveau des partenaires pour les aider à transformer leurs besoins de formation en fiche projet et partager les bonnes pratiques dans la gestion des volontaires. Je dois également gérer les éventuelles difficultés les rares fois où il y en a. Je suis également chargé d’encourager mes collaborateurs et d’entretenir une bonne ambiance de travail au sein de l’équipe Planète Urgence Bénin. 

Quelles sont pour vous les valeurs les plus importantes dans votre métier ?

 

Dans mon métier, la matière première que nous manipulons ce sont les Hommes avec leurs qualités et leurs défauts. Il faut donc être patient, très à l’écoute et surtout chercher à comprendre chacun individuellement.

 

Quelle est votre journée type ?

 

Difficile vraiment d’avoir une journée type, car les journées se suivent mais ne se ressemblent jamais. Avec des volontaires qui ont quitté leurs repères familiers, leurs proches et qui ont pris le risque de s’ouvrir à l’inconnu, la journée commence toujours par la prise des nouvelles de ceux qui sont présents sur le terrain. Il faut soit appeler le partenaire pour prendre des nouvelles, soit appeler la/le volontaire pour mesurer son état de forme. Lorsque cela est possible en termes de distance, il faut se déplacer pour les rencontrer.

 

La fatigue, la maladie, un souci mineur ou majeur peuvent passer par là et créer un état nouveau chez le volontaire. Il faut donc vite l’identifier et si possible pallier la difficulté car, très souvent, la durée des missions est courte. Délaisser un volontaire qui aurait besoin de soutien, c’est faillir à sa mission.

 

Les journées sans volontaires sont un peu plus calmes et c’est le moment de travailler avec les partenaires sur les projets, les budgets et l’encadrement des volontaires…, de relancer certains sur ceci ou cela. Ces moments sont aussi mis à profit pour organiser les réunions avec les membres de la délégation.

Avez-vous un souvenir dans l’exercice de votre métier qui vous a particulièrement marqué ?

Mon meilleur souvenir est l’effet qu’a produit l’histoire d’un volontaire sur des écoliers à l’occasion d’un cours sur les méfaits des sachets plastiques sur les milieux de vie des populations. Une fois sortis du cours, les enfants ont commencé à ramasser les sachets qu’ils trouvaient et, à la maison, leur attitude face aux sachets plastiques a changé. Ces actes ont étonné certains parents qui sont venus me voir pour demander pourquoi leurs enfants leurs disaient de ne plus acheter de sachets plastiques au marché. J’ai informé le Directeur de l’école, qui m’a autorisé à participer à l’Assemblée Générale des parents d’élèves pour mieux expliquer aux parents la pollution environnementale par les sachets plastiques et ses conséquences.