Appui technique à un projet de reforestation

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Nos Missions

Appui technique à un projet de reforestation

Objectifs

Fournir un appui technique au projet de restauration des écosystèmes forestiers montagneux et des ressources en eau dans le village de Kpimé Seva et dans d’autres communautés environnantes. La volonté de restaurer et gérer durablement le patrimoine naturel de la région répond à la fois à des préoccupations environnementales et socio-économiques. Le projet cadre avec le programme de protection des écosystèmes d’Ouvriers de paix Togo, mais aussi avec les objectifs du Programme d’Action National de Lutte contre la Désertification et ceux de la Stratégie Nationale de Conservation et d’Utilisation Durable de la Diversité Biologique. L’association espère que l’appui technique apporté par le/la volontaire permettra de participer à la résolution des problèmes auxquels la région est confrontée, tels que : - la mauvaise application des règles régissant l’utilisation des terres ; - le manque de soutien de l’Etat pour accompagner les acteurs clés engagés dans la conservation des ressources naturelles ; - la déforestation massive pour les besoins en bois d’œuvre et en charbon, qui favorise les éboulements et l’érosion des sols ; - le rétrécissement des cours d’eau et l’évaporation de l’eau du barrage ; - les feux de végétation ; - le braconnage des primates. En menant cette action, l’association souhaite contribuer à la mise en place d’une meilleure gestion des ressources naturelles du village de Kpimé Séva et des localités environnantes. Ainsi, elle souhaite participer à l’amélioration des conditions de vie de la population. Ouvriers de paix n’a pas les moyens financiers de faire appel à la compétence recherchée au niveau local, puisque cette prestation coûte de 70 000 à 150 000 FCFA/jour et 25 000 FCFA/jour en déplacement.

Intervention attendue du volontaire

Le/la volontaire devra former les participants sur :
- les méthodes agronomiques rentables permettant d’améliorer la qualité des sols,
- la stratégie de lutte contre les feux de végétation,
- les méthodes de restauration des surfaces boisées dégradées et de réhabilitation des sources d’eau et galeries forestières en vue de lutter contre le tarissement et la pollution des cours d’eau,
- plus généralement, les stratégies de réduction de la pauvreté à travers des activités écologiquement et économiquement rentables.

A cette fin, le/la volontaire devra :
- réaliser des visites et des études de prospection sur le site du projet.
- diagnostiquer les informations recueillies.
- centraliser les données dans un document, qui permettra d’établir un plan d’action en concertation avec les autorités locales et administratives de la région.
- participer à la formation/sensibilisation et à l’information de groupes organisés, issus de la population locale, en matière de lutte contre la déforestation, la désertification, le braconnage, l’agroforesterie, l’apiculture et l’écotourisme ;
- former les acteurs impliqués dans le projet sur la restauration et de gestion des ressources naturelles et sur l’adaptation au changement climatique.

Les participants à la formation sont des membres d’Ouvriers de la Paix, des bénévoles et des délégués issus des villages cibles. Ces personnes seront sélectionnées parmi les bénéficiaires de l’association suivant un critère préétabli en concertation avec les autorités locales et le comité villageois de développement. Une fois formés, ils deviendront des relais de l’association et mèneront des sensibilisations avec l’appui des Ouvriers de Paix au sein de leur village. Plusieurs missions seront nécessaires pour l’atteinte des objectifs de cette formation.

Remarque(s)

Les 2 premiers jours de mission du/de la volontaires seront consacrés aux visites de terrains dans les villages cibles (zone de projet), aux alentours de Kpalimé. Ceux-là sont situés de 6 à 9 km de l’hébergement du/de la volontaire. Il/elle y sera conduit en moto. La durée du trajet est de 15 à 20 mn. Un casque sera fourni. La zone du projet touche 7 villages du canton de Kpimé (Tomégbé, Hloma, Woumé, Séva, Blifou, Agbovémé, Dzokoto) et 5 villages environnants du canton de Kouma et de Lavié. Puis, la formation aura lieu au siège de l’association, du lundi au vendredi de 8h à 11h et de 15h à 16h30 et le mercredi de 8h à 12h. La mission peut avoir lieu à tout moment de l’année.

Type de bénéficiaires

L’équipe de mise en œuvre du projet de restauration des écosystèmes.

Profil des bénéficiaires

5 membres des Ouvriers de la Paix (le coordinateur, la chargée des relations et de la condition féminine, le secrétaire général et la trésorière générale) et 14 délégués issus des villages alentours (2 par villages cibles) donc 19 participants au total.

L’âge des participants est compris 20 et 50 ans. Parmi les participants, 2 sont des salariés de l’association, les autres sont des bénévoles.Le niveau d’étude des participants est compris entre le collège et le baccalauréat.

Concernant les délégués issus des villages cibles, un animateur de l’association se chargera de traduire les informations transmises par le/la volontaire quand cela s’avèrera nécessaire.

Dispositif(s) possible(s)

Congé Solidaire;Mission Solidaire

Notre partenaire local

Ouvriers de Paix Togo

Historique

Le 20 avril 2005, l’association est créée sous l’appellation Action Humanitaire Pour la Paix, à l’initiative de 7 jeunes volontaires. En 2012, elle adhère au réseau des Ouvriers de paix, dont le siège se trouve au Canada, et devient une représentation du réseau au Togo, aux côtés de deux autres associations togolaises (Association Chrétienne pour un Développement Intégral des Communautés (ACDIC) et Action pour le Développement Intégral et Participatif (ADIP)). Ouvriers de paix Togo est constituée de 2 salariés (un coordinateur et une secrétaire administrative) et 7 animateurs bénévoles. Son siège est situé dans la ville de Kpalimé. Elle intervient dans la région des plateaux-Ouest, située sur le prolongement de la chaîne de l’Atakora à 120 km au Nord-Ouest de Lomé, et qui regroupe les préfectures de Kloto, de Danyi, d’Agou, de Kpélé et de Vo. La population de la région est estimée à 280 235 habitants et appartient majoritairement à l’ethnie Ewé. On compte également des Kabyès et des Lossos. La religion dominante est le christianisme (de 70% à 80% dans les préfectures de Kloto, Danyi, Agou, Kpélé et 52% à Vo), suivie de l’animisme (44% de la population de Vo, 20% dans la préfecture Kloto et Kpélé, 13% à Danyi et 17% à Agou), et de l’islam (21% de la population de Vo, 13% à Kloto et de 4% à 9% dans les autres préfectures). Plus de 90% de la population de la région pratique l’agriculture. Les principales cultures sont vivrières (maïs, manioc, igname, haricot, riz), cultures de fruitiers (manguiers greffés, avocatiers, orangers….) et les cultures de rente (palmier à huile, café et cacao, teck). Les sols sont dégradés et les moyens de production sont rudimentaires (houe, daba) ce qui ne permet pas de bons rendements. De plus, la production est mal conservée, ce qui occasionne des pertes post-récoltes importantes. Par ailleurs, il n’existe pas de marché, ce qui ne favorise pas le développement du commerce. L’élevage est la seconde activité après l’agriculture. Elle se fait de façon traditionnelle par la quasi-totalité de la population. Les espèces élevées sont la volaille (poules), les petits ruminants (chèvres, moutons), les porcins. Ces élevages ne donnent pas les rendements escomptés car très peu d’éleveurs appliquent les techniques modernes d’élevage par ignorance ou négligence. Enfin, la population fait également de l’artisanat et du tourisme dans la région. La zone de Kpimé Séva qui regorge de forêts primaires est l’une des zones les plus « arrosées » du Togo. L’existence de cours d’eau à forts débits a permis l’implantation d’une centrale hydroélectrique dans la zone. Cette centrale alimente une partie de la ville de Lomé en électricité. D’autres cours d’eau captés et traités alimentent en eau potable les villages de la région et la ville de Kpalimé. Il y a aussi une cascade, qui attire les touristes nationaux et internationaux. Suite à ce constat, Ouvriers de paix Togo s’est donné pour objectifs : - la promotion de l’éducation, la formation professionnelle et l’emploi des jeunes en milieu rural et urbain ; - la promotion de l’agriculture et de l’élevage ; - la prévention contre le VIH/Sida, les IST, le paludisme et la tuberculose ; - la promotion et l’amélioration de la condition féminine ; - la lutte contre le trafic et le travail des enfants ; - la lutte contre la délinquance juvénile et contre le harcèlement sexuel des jeunes ; - la protection de l’environnement. Depuis sa création, l’association a organisé divers projets en vue d’atteindre ses objectifs : - un projet de caravane de sensibilisation et d’éducation sur la paix ; - initiation au français de jeunes élèves en situation difficile dans les communes de Kpalimé et de Kpimé Séya ; - assistance de 25 enfants en situation difficile notamment en leur donnant des fournitures scolaires ; - organisation d’une campagne de sensibilisation contre la déforestation et la désertification ; - formation et sensibilisation sur la prévention des IST et du VIH/sida. Elle a plusieurs projets en cours : - un projet d’appui à la restauration des écosystèmes forestiers montagneux et des ressources en eau dans le village de Kpimé Seva et dans d’autres communautés environnantes ; - élevage de poules de races sélectionnées. Cette activité permet de générer des revenus au profit d’autres projets à venir ou entamés ; - initiation au français des élèves des écoles publiques d’Atakpamékondji à Kpalimé, de Kpimé-Séva et des adultes. Pour réaliser ses actions, l’association peut compter sur les contributions de ses membres, sur les revenus dégagés par son activité d’élevage de poules pondeuses de race ainsi que sur le soutien technique et financier de ses partenaires. Les partenaires qui apportent un soutien technique à l’association sont ACDIC et la Plate-forme de la société civile pour la lutte contre les IST/VIH/SIDA. Les partenaires financiers sont Ouvrier de paix Canada et Ambassadeur du Christ aux USA. Le premier a participé à hauteur de 3 500 000 FCFA au projet d’élevage de poule et à hauteur de 2 800 000 FCFA au projet d’assistance et de prise en charge de 25 enfants en situation difficile. Le second a fourni 320 000 FCFA pour les campagnes de sensibilisation en matière de lutte contre la déforestation et la désertification. Il a également participé au projet de formation et de sensibilisation sur la prévention des IST/VIH/SIDA à hauteur de 2 125 000 FCFA. En 2014, le budget annuel d’Ouvriers de paix Togo était de 53 739 euros. L’association soutient ainsi 30 enfants en situation difficile en milieu scolaire et en formation professionnelle dans la commune de Kpalimé. Plus largement, elle soutient l’ensemble de la population de Kpalimé, soit environ 30 000 personnes.

Accueil et transfert

GBEGAN Kodzo Edem et FOLLY Amen, animatrice, accueilleront le/la volontaire à l’aéroport. Le trajet de l’aéroport à Kpalimé se fera en taxi individuel et durera 2 heures. Le/la volontaire sera accompagné/e par l’un ou l’autre des représentants de l’association. Si le/la volontaire arrive de nuit, il/elle passera la première nuit à Lomé, à l’hôtel résidence Madiba.

Aéroport d'arrivée

Lome [Tokoin]

Hébergement

Le/la volontaire sera hébergé/e à l’hôtel Sunem à Kpalimé, situé à environ 500 m du siège de l’association. Il/elle aura à sa disposition une chambre individuelle dont un lit avec une moustiquaire, une salle de bain avec WC. L’auberge est gardée par un agent de sécurité. Le/la volontaire prendra ses repas au réfectoire de l’auberge. Certains repas pourront être servis dans les villages du projet.

Matériel disponible sur place

A l’appui de sa formation, le/la volontaire disposera d’un paperboard, de papier et de marqueurs. Pour effectuer les visites terrains, il/elle aura des jumelles, une paire de bottes, un mètre, un « raglan » et un coupe-coupe. Les participants recevront un kit de formation contenant un cahier, un écritoire, un classeur et des rames de papier. Le/la volontaire devra apporter de bonnes chaussures de marche.

Le financement d’une mission

Pourquoi payer pour partir en mission ?

Planète Urgence a fait le choix de s’associer à de petites structures, qui n’ont pas les moyens de rémunérer leurs volontaires mais qui ont un réel besoin d’appui et prend donc le parti de soutenir des associations aux moyens très limités.  En savoir plus.

 

Outre l’organisation logistique, le don mission permet la mise en place d’un réel processus de montage de projet avec le partenaire local. Notre équipe s’assure ainsi du réel impact des missions pour les communautés. Découvrez ce que comprend les frais d’une mission.

 

Par ailleurs, il n’existe pas de financements publics ou institutionnels pour encourager le développement du volontariat international de courte durée sur le thème de la formation professionnelle ou du partage de compétences. C’est pourquoi Planète Urgence demande aux entreprises dans le cadre du Congé Solidaire® et aux volontaires pour les Missions Solidaires de participer aux frais de la mission.

 

Notre Principe de solidarité

Le don mission ne correspond pas au montant réel du coût de la mission choisie par le volontaire mais a été calculé sur la base du coût moyen de nos missions. Nous avons fait ce choix pour ne pas favoriser certaines missions moins coûteuses que d’autres et permettre ainsi à tous nos partenaires de recevoir de manière équitable des volontaires intéressés par leurs actions.

 

Sur le même principe, le financement des offres de volontariat repose lui aussi sur ce concept solidaire : pour une même mission de 2 semaines, le don mission du Congé Solidaire® est plus élevé que celui d’une Mission Solidaire. Le coût des missions résulte en effet d’un équilibre entre ces deux sources de financement permettant ainsi aux personnes ne bénéficiant pas du soutien de leur employeur de partir en mission.

 

Le don ne comprend pas :
– le billet d’avion (dans le cadre d’un Congé Solidaire®, certains employeurs peuvent assumer également le coût)
– les vaccins éventuels,
– le visa éventuel

Tout comme le don mission, ces frais peuvent donner lieu à une défiscalisation.

Les dons de missions, défiscalisable à 66%

Tous les dons de missions ouvrent droit 66% de défiscalisation. Les dons sont déduits du montant de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66% pour les particuliers. Ainsi, par exemple, un don de 1 850 € après défiscalisation, reviendra à 629 € pour un particulier. . Les frais entourant la mission sont aussi éligibles à la défiscalisation. En savoir plus

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Notre service partenaire vous aide à prendre contact avec le service dédié de votre employeur et vous accompagner.  Pour cela, postuler à la mission qui vous intéresse et précisez le nom de votre employeur.

Planète Urgence accompagne les volontaires dans la recherche de financement

Planète Urgence accompagne ses volontaires dans la recherche de financement afin que les missions soient ouvertes à tous. Il est possible de créer une page de collecte/crowdfunding. Tous les dons effectués par son réseau seront déduits du don global sur les sites partenaires de Planète Urgence. Les donateurs bénéficieront d’une déduction fiscale de 66% du montant de leur don en faveur de la mission.

Je postule

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TO1ZC1

Partenaire : Ouvriers de Paix Togo


Togo, Kpalimé

GPS : lat 6.909681
lon 0.627894


Langues :

Francais


Thématique : Environnement

Type d'intervention : Formation pour adultes

Compétences : Biodiversité


Nombre attendu de volontaire(s) sur la mission : 1


Durée : 2 semaines

Dates :

📅 11-01-2020 au 19-12-2020