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Suivi des mammifères marins, des tortues marines et des habitats benthiques

L'objectif de ce projet est d'appuyer l'équipe de l'ACBM dans le suivi et la sauvegarde mammifères marins et des tortues marines autour de la ville de Kribi. Pour ce qui est des tortues marines, la zone de la mission est lieu de fréquentation des tortues marines de 4 espèces : la Tortue luth (Dermochelys coriaceae) et la Tortue olivatre (Lepidochelys olivaceae) qui utilisent cette zone comme site de ponte d'Octobre à Mars; la Tortue verte (Chelonia mydas) et la Tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) présentent dans la zone pour des raisons d'alimentation au niveau des herbiers marins sur des rochers dont la caractérisation reste inconnue. Malgré cet habitat favorable au développement des tortues, ces espèces font face à de nombreuses menaces comme des prises accidentelles par des filets de pêche (en moyenne une centaine par an), la capture des tortues fréquentant les plages et le braconnage des oeufs. Les prédictions pour les saisons prochaines montrent que si rien n'est fait pour stopper ce processus de braconnage, on assistera probablement à la disparition de certaines espèces sur les plages de l'arrondissement de Campo avec impacts sur le niveau de vie des populations dont les revenus proviennent à 95% des ressources de l'océan. Une perturbation de l'environnement alimentaire et reproductive des tortues pourrait avoir avec impact sur la fréquentation des touristes dans la zone et mettre à  mal les petites activités liées à l'écotourisme. Outre les tortues marines, cette mission permettra de faire une caractérisation des habitats benthiques identifiés comme aires d'alimentation des tortues dans cette zone. Ce travail pourra compléter des travaux antérieurs de ACBM et de l'Université de Douala dans le cadre du Master régional. Cette zone a été identifiée comme futur site du Centre régional de géosciences en partenariat avec l'IRD (Institut de Recherche et Développement) pour les écoles de terrain des étudiants du Master régional. Cette mission permettra aussi d'assurer le suivi des mammifères marins comme la baleine à bosse, le cachalot et les lamantins qui fréquentent la zone tout le long de l'année.. Le site constitue un site de reproduction de ces espèces. La zone est fréquentée par des delphinidés comme le dauphin à bosse endémique et d'autres espèces de dauphins comme le grand dauphin commun et autres. Il existe aussi le lamantin fréquent dans les estuaires de la Lokoundjé et du Nyong. Ce site a été proposé comme à « Whale Heritage à» en partenariat avec à« Whale Alliance » basé en Angleterre pour développer des recherches sur les mammifères et mettre en place le tourisme baleinier au profit des communautés locales pour le développement de l'écotourisme. Malgré de potentiel site de recherche et de conservation des mammifères marins, les données ne sont pas toujours suffisamment disponibles du fait de manque de personnel et des moyens logistiques pour les patrouilles en mer. Dans la plupart des temps les données collectées sont issues des captures accidentelles et des informations recueillies des pêcheurs. Une présence permanente des patrouilleurs sur les plages pourra inverser la tendance aux menaces auxquelles sont exposées les tortues. Il se trouve malheureusement que l'ACBM fait face à déficit de personnel pour assurer le suivi des plages. Par ailleurs, l'organisation manque de moyens pour recruter les patrouilleurs. La présence des volontaires de Planète Urgence permettra non seulement de palier à  ce manque de ressource humaine, mais aussi, constituera un élément motivateur pour susciter la participation des membres de l'ACBM aux patrouilles et autres actions liées à la protection des tortues et leur environnement. Par ailleurs la mission permettra d'avoir des données qui seront utilisées par des étudiants pour la rédaction de leurs travaux de recherche car ACBM est partenaire au Master Régional GIELM (Gestion Intégrée des Ecosystèmes Littoraux et Marins) des Universités de Douala, Yaoundé I, Omar Bongo de Libreville et Massougou, cette association accueille des étudiants de ces Université pour leurs stages.
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La mission se déroule au Sud de la ville de Kribi autour du port en eaux profondes dans les localités d'Eboundja, Lolabé, Bekollobé et Ipeyendjé qui sont les principales plages de ponte des tortues marines dans cette zone non couvertes par l'association qui s'occupe des plages d'Ebodjé. Après le transfert sur le lieu de la mission, les deux premiers jours seront consacrés à la planification et la présentation de la mission (formation). Pour le suivi des tortues marines, les patrouilles se feront à  des heures de ponte en deux temps : une en nocturne (les de début et de fin sont fonction des marées) et une deuxième à  l'aube pour relever d'éventuels indices de présence des tortues ayant effectué la remontée après les patrouilles nocturnes. Pour le suivi des mammifères marins, trois sorties en mer seront organisées à chaque mission. la caractérisation des habitats Benthiques (collecte des échantillons benthiques en fin de matinée et les après-midi seront consacrés à  l'identification des échantillons et reporting). Les déplacements se feront à pieds sur les plages. Il existe certaines plages qui sont un peu éloignées du lieu de résidence et par conséquent le volontaire pourra être transporté sur une moto et les dispositions seront prises pour le port obligatoire d'un casque. Par ailleurs le lieu d'embarquement qui est situé à Londji pour le suivi des mammifères marins étant un peu éloigné de la résidence des volontaires, une voiture de transport public sera affectée matin et soir pour leur déplacement.
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OUI
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Congé solidaire
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Association Camerounaise pour la promotion de la Biologie Marine.
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L’ACBM (Association Camerounaise pour la promotion de la Biologie Marine) est une organisation de la société civile de droit camerounais, apolitique et à but non lucratif. L’ACBM a été créée en 2007 par un groupe d’amoureux de l’environnement et de l’écologie, constitué de chercheurs, enseignants, étudiants, juristes, agronomes et sociologues. Depuis de nombreuses années les recherches et les actions de conservation se sont focalisées autour des écosystèmes terrestres, ignorant le milieu aquatique. Ce n’est que depuis les années 80 qu’un accent est mis sur l’environnement côtier et marin. De nombreuses études menées depuis ce temps recommandent la création d’ aires protégées marines mais la difficulté pour la mise en place de ces aires reste l’insuffisance des données scientifiques, de ressources et d’acteurs pour le développement de ce secteur. C’est dans ce contexte qu’est née l’association ACBM pour contribuer à la conservation, la protection et la gestion durable de la biodiversité en particulier en milieux côtiers et marins. L’ACBM s’est fixé pour mission de : - Conserver et protéger toutes espèces animales et végétales menacées à tous les stades de leur vie, ainsi que leurs habitats; - Vulgariser la connaissance de la biodiversité, plus particulièrement les espèces menacées dans le but de mieux les connaître et mieux les protéger; - Vulgariser les aspects traditionnels et modernes des relations hommes-espèces protégées ; - Appuyer l’Etat camerounais et les organismes de conservation nationaux et internationaux concernés pour une meilleure application des législations relatives à la protection de l’environnement, de la faune en particulier, à l’exploitation rationnelle des ressources naturelles par des conventions internationales ; - Oeuvrer contre toute exploitation illégale, vente et achat des produits dérivés des espèces protégées ; - Sensibiliser les populations locales à la protection des espèces protégées et leurs habitats, tout en respectant les coutumes villageoises et en proposant des retombées économiques par la valorisation pérenne de leur patrimoine par l’écotourisme. Le siège de l’association est à Akonolinga, localité située dans la région du Centre à environ 120 Km de Yaoundé. La zone d’intervention de L’ACBM est la côte camerounaise en particulier le littoral. C’est une zone riche d’une importante biodiversité (faune et flore), parmi lesquels les dauphins et les tortues marines. Ces espèces font malheureusement face à de nombreuses menaces comme des prises accidentelles par des filets de pêche, la dégradation de l’habitat par la déforestation des forêts de mangroves par les pêcheries, l’urbanisation à travers l’expansion des villes comme Kribi avec l’installation du port en eau profonde, l’exploration et l’exploitation pétrolière par la SNH et la PERENCO ainsi que la pollution des différentes industries situées sur le littoral camerounais constitue une des menaces non moins importantes. Pour ses activités, L’ACBM reçoit du soutien financier, matériel et technique de ses partenaires à l’instar de : - CMS/UNEP Convention for the Conservation of Migratory Species of Wild Animals et The Colombus Zoo Conservation Fund, Ohio, - SWOT (The State of the World’s Sea Turtles - SGP Grant Project/PNUD, 2017 à 2018, - RASTOMA, bourses des voyages pour des participations à des Symposiums Internationaux Par ailleurs l'association dispose des partenaires locaux comme des administrations techniques à l’instar du MINEPIA (Ministère des pêches et industries animales), MINFOF (Ministère des Forêts et de la Faune), MINTOUR (Ministère du Tourisme), MINRESI (Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation) et le MINSUP (Ministère de l’Enseignement Supérieur), des universités nationales et des centres de recherche nationaux de même que d’autres organisations de la société civile opérant dans la zone. En 2018, l’organisation entend poursuivre les actions de : - Suivi des plages de ponte des tortues marines ; - Caractérisation des pêcheries artisanales et évaluation de l’impact des captures accidentelles sur la faune marines ; - Développement des fumoirs améliorés pour réduire la coupe du bois de mangrove ; - Reforestation des forêts de mangroves ; - Suivi des mammifères marins dauphins et lamantins - Développement des activités alternatives des revenus comme le fond de roulement pour les femmes, l’élevage des escargots ; - Education environnementale dans 2 écoles à savoir Finfinda et Ebéa - Renforcement des capacités par l’encadrement des étudiants de Master’s 2 dans les domaines de la biologie marine pour la rédaction des mémoires de fin d’études.
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Accueil par le président ou un membre de l'association. Les volontaires passeront une nuit à  Douala à  l'hôtel « Centre touristique de Douala » chambres individuelles climatisées à  10 min de l'aéroport. Le lendemain trajet Douala-kribi : 2h30 par transport public (de préférence la compagnie Transcam) ou location véhicule puis trajet Kribi-lieu de la mission : 1h par location véhicule ou transport public.
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Douala
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Sur le lieu de la mission, le volontaire sera hébergé dans les communautés villageoises o๠se déroule l'activité, celles -ci sont en partenariat avec l'association ACBM pour des activités d'écotourisme. Chaque famille pourra accueillir 1 à  2 personnes selon la capacité d'accueil et ils seront logés dans les chambres individuelles dotées de moustiquaires. Les toilettes sont externes au domicile mais le village est électrifié.
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Pour la mise en oeuvre du projet, le matériel suivant sera mis à  la disposition du/de la volontaire : Du matériel de transplantation, le mètre-ruban, des fiches de collecte de données et blocs-notes, un ordinateur portable Windows 7 pour l'enregistrement et l'analyse des données, des bagues. Une pirogue à  moteur (à  louer) sera mise à  la disposition des volontaires pour le suivi des mammifères. Pour les plongées, bien que l'ACBM dispose des palmes et de masque il est souhaitable que les volontaires aient leur matériel de plongée simple (palmes, masque, tuba, combinaison). Les villages sont alimentés en électricité, mais en cas de coupure un groupe électrogène sera mis à  la disposition des volontaires au niveau des bureaux de l'association pour un temps de fonctionnement minimal d'une heure par jour, ce qui leur permettra de recharger les ordinateurs pour l'enregistrement des données. Le volontaire peut emporter pour le lieu de mission, une lampe torche frontale, un appareil photo, une caméra si possible. Il doit être équipé des chaussures de marche sur le sable, des gants pour le nettoyage des plages.
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