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Formation à la vente d’artisanat traditionnel

Former les membres de la communauté Yine à la vente de leur production artisanale. Greenoxx a mis en place le projet « Madre de Dios Amazon REDD ». Il est essentiellement financé par des fonds propres : la vente des crédits carbones finance les actions réalisées. Les principaux acheteurs de certificats carbone pour ce projet sont : La Poste, Scottia Bank, Dakar Rally, Fondation Príncipe de Asturias, Nature Flooring, Revistas Vogue, Glamour y Conde Naste, etc. Des accords ont également été passés avec des institutions internationales comme le WWF ou encore Pro Naturaleza, qui apportent leur aide au niveau technique, pour la mise en place des projets de biodiversité par exemple. Greenoxx a décidé de mettre en place ce projet en pleine Amazonie péruvienne, à la frontière avec le Brésil, près de la petite ville d’Iñapari, à 400 km du site historique Machu Picchu, « la cité perdue des incas ». Le projet se situe dans la région qui appartient au couloir écologique de Vilcabamba-Amboró, l’un des plus riches au monde en matière de biodiversité végétale et animale. Cependant, cette biodiversité est menacée et un grand danger de déforestation pèse sur cette partie de l’Amazonie, surtout depuis la construction de la route transocéanique qui traverse la forêt. Les organes de contrôle ne parviennent pas à contrôler les fermiers immigrant qui viennent de la partie Sierra (Andes, montagnes) du Pérou pour chercher du travail et qui utilisent la foret et les arbres de manière illégale pour survivre. Le projet de Greenoxx vise à préserver cette biodiversité, en assurant un développement durable des communautés vivant à cet endroit, tout en préservant leur identité et leurs traditions. Le projet s’étend sur 100 000 hectares de forêts dans la région de Madre de Dios au Pérou. Il est réalisé en partenariat avec les entreprises Maderacre SAC et Maderyja SAC qui possèdent l’intégralité de la concession forestière pour 80 ans. Le projet a été certifié par le FSC (Forest Stewardship Council), la BCC niveau Or (Climat, Communauté et Biodiversité) et VCS (Verified Carbon Standard). Plus de 50 000 hectares de la zone délimitant le projet appartiennent à la communauté Yine. Historiquement, elles leur ont toujours appartenues mais des étrangers avaient pris possession de ces terres pour créer une production de Shiringa (arbre qui sert à la production du caoutchouc). Les Yine étaient alors employés par ces nouveaux propriétaires jusqu’à ce que la production soit abandonnée par les entreprises étrangères. La tribu fut finalement reconnue par le gouvernement péruvien qui leur restitua leurs terres en 1992 : ils en sont aujourd’hui les propriétaires légaux. Cette communauté est composée de 70 personnes réparties en 16 familles, sur 3 zones distinctes: Japón, Bélgica et Alto Bélgica. Les principales activités économiques de la communauté Yine sont l’exploitation de bois, la production de Shiringa. Lorsque les Yine sont devenus propriétaires légaux de leurs terres, ils ont cessé de produire la Shiringa et l’artisanat qui étaient alors leurs seules ressources de revenus. Ils ont abandonné ces activités et ont choisi de vivre sur les subventions et dons que l’état leur donnait en tant que tribu native traditionnelle. Cette nouvelle ressource a complètement bouleversé la vie quotidienne de la communauté et a provoqué des troubles sociaux (dépendance des hommes à l’alcool, violences envers les femmes). Par exemple, de nombreuses activités traditionnelles n’étaient plus pratiquées, la communauté cultivait beaucoup moins et allait acheter à manger dans en ville, les femmes quittaient la communauté pour échapper aux violences subies... Depuis plusieurs années Greenoxx travaille pour apporter des solutions à ce problème. Aujourd’hui, les femmes sont revenues au sein de la communauté, il faut maintenant les accompagner afin qu’elles reprennent leurs activités, tout en perpétuant leurs traditions. Elles sont capables de produire de nombreux objets : elles font de la céramique, peignent des toiles avec des teintures naturelles sur du coton, fabriquent des porte-clefs, des bracelets en perles et des colliers en graines naturelles mais elles ont du mal à trouver des marchés pour vendre leurs bijoux. En effet, ils ne sont malheureusement pas toujours de bonne qualité, les finitions ne sont pas bonnes, il leur manque les connaissances techniques pour rendre ces objets attractifs. De plus, les femmes n’ont pas de connaissances en vente et ne savent pas comment fixer les prix, ou vendre et de quelle manière attirer les acheteurs. Aujourd’hui, l’artisanat des Yine n’est donc pas adapté au marché et ils ont besoin de conseils, surtout en matière de design, de mode pour se renouveler et s’imposer sur le marché artisanal local. Les ventes sont aujourd’hui proches de zéro et pour élargir leur marché et augmenter leurs ventes, les femmes doivent améliorer la qualité de leurs produits et faire face à la concurrence des produits plus aboutis issus d’autres communautés (plus attrayants et de meilleure qualité). La formation en techniques de commercialisation pour les femmes artisanes de la communauté viendra compléter la mission Design artisanal. C’est en améliorant les produits que les femmes parviendront à attirer les acheteurs, mais c’est aussi en maitrisant les techniques de vente qu’elles parviendront à faire des bénéfices.
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La mission du/de la volontaire se déroulera en plusieurs étapes : 1/Dans un premier temps, le/la volontaire échangera avec les femmes bénéficiaires de la mission sur leurs connaissances en techniques de vente 2/Le/la volontaire identifiera avec les femmes les techniques de vente sur les marchés locaux (notamment Puerto Maldonado) et y organisera une visite 3/Le/la volontaire proposera des moyens pour mettre en valeur la production des femmes au sein de la communauté (lieu, façon de présenter) 4/Le/la volontaire organisera des ateliers pour diviser et organiser le travail des femmes entre elles 5/Le/la volontaire formera les femmes sur les techniques basiques de vente et pourra organiser des ateliers animés c’est-à-dire : - Quels marchés choisir et pourquoi ? (se déplacer à Iñapari ? Puerto Maldonado ? pour vendre) - Comment mettre en valeur la marchandise ? (prix, communication) - Relation-client/vendeur ? - Comment s’organiser pour la production (qui fait quoi ? Répartir les rôles entre les 10 femmes, gérer la production (quantité) et le temps) - Gérer les ressources financières - Monter un lieu spécialement dédié à l’artisanat au sein de la communauté (un local ou ranger et présenter les produits) 6/Le/la volontaire montera avec les femmes un stand sur le marché avec la production et les accompagnera pour les premières ventes, de cette manière, le/la volontaire pourra mesurer les connaissances des femmes et les connaissances acquises Une première mission a eu lieu en septembre 2015. Les femmes de la communauté étaient alors dans l’incapacité de savoir comment fixer un prix de vente. La mission leur a permis de comprendre l’importance de fixer les bons prix sur les bons produits. Elles sont aujourd’hui capables de comprendre les aspects basiques de la vente sur un marché et comment le prix de vente peut les affecter, si elles baissent trop les prix par exemple. Elles ont également intégré les techniques de la négociation et ont appris comment faire leurs comptes. Elles savent aussi faire l’inventaire de leurs produits. Le but a plus ou moins long terme de cette mission de vente, sera d’ouvrir un magasin à Iñapari, et faire en sorte que les femmes soient capables de le gérer (les comptes, l’inventaire, les horaires d’ouverture, l’attention au public, la gestion des produits et des stocks, les prix, etc.). Le/la prochaine(e) volontaire sur cette mission vérifiera que les acquis de la première mission auront bien été assimilés et mis en application. Le/la volontaire renforcera les compétences en commerce des femmes en leur apportant les outils nécessaires a la gestion et organisation d’un commerce. La majeure partie du temps de mission sera donc dédié à poser les bases saines permettant d’assurer la viabilité de nouveau projet de boutique.
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OUI
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Congé solidaire
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Femmes de la Communauté Native Bélgica
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Les femmes n’ont pas l’habitude de vendre leurs objets sur les marchés et ne savant pas les mettre en valeur. Elles vendent quelques colliers aux visiteurs (de la concession, de l’état) au sein même de leur communauté, mais les prix ne sont pas fixés et les femmes ne produisent pas de manière continue. Elles n’ont aucun endroit où stocker ou exposer leur production. Elles gardent les bijoux dans des sacs et les sortent lorsque des gens leur demandent si elles vendent de l’artisanat.Les bénéficiaires parlent l’espagnol et le portugais (zone frontalière avec le brésil). Elles ont suivi leur scolarité jusqu’à l’école primaire et sont pour la majeure partie d’entre elles analphabètes, il faudra donc privilégier une formation participative sans écrits.
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Greenoxx est une ONG qui lutte pour la protection de l’environnement. Elle se bat notamment contre le changement climatique et développe des projets de réduction (mitigation) de gaz à effet de serre en Amérique Latine. Elle a été créée en 2005 par deux ingénieurs agronomes, Rocco Cheirasco et Silvia Gomez Caviglia. L’objectif général de Greenoxx est de réduire la déforestation, tout en préservant les communautés locales. L’ONG est basée à Montevideo en Uruguay. Elle est composée de 7 salariés dont deux présidents et est déclaré d’intérêt national et d’intérêt ministériel pour les ministères de l’élevage, l’agriculture et la pêche, ainsi que celui des relations extérieures. En 2010, Greenoxx a collaboré avec la société McKinsey & Co pour un projet de capture de carbone à grande échelle au niveau des forets, pour la Clinton Climate Initiative. L’ONG a également développé des projets en foresterie et de lutte contre le changement climatique, avec la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD). Ces projets ont notamment été réalisés en collaboration avec MGM International et l’entreprise 33 Asset Management jusqu’en 2011. Le mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto (MDP) - c'est-à-dire une meilleure intégration du marché international de vente de crédits carbones, dans le cas de l’afforestation - prend une place importante dans l’organisation des projets de Greenoxx.
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Le/la volontaire arrivera à l'aéroport de Puerto Maldonado où un représentant du projet viendra le/la récupérer. Plus précisément, le/la volontaire sera accueilli(e) à l’aéroport par Jose Pineda, le coordinateur des missions pour les Yine. En fonction de l’heure d’arrivée ils prendront un véhicule en direction d’Iñapari, (5 heures environ) ou passeront la nuit dans uns des hôtels de Puerto Maldonado.
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Puerto Maldonado [Padre Aldamiz]
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Le/la volontaire dormira dans l’hôtel « Hospedaje Milagritos », dans le village d’Iñapari (chambres individuelles ventilées avec salle de bain eau froide et wifi faible).
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Au sein de la communauté, le/la volontaire pourra utiliser un tableau blanc ainsi qu’un local (local communautaire) avec des bancs et un bureau. Pour avoir accès à l’électricité, la communauté se réunit dans un local communal ou il y a un générateur (3H pendant la nuit). Le/la volontaire devra penser à charger en avance son ordinateur portable et objets électroniques si nécessaire avant d’atteindre la communauté. Le/la volontaire aura à sa disposition le matériel disponible sur place : pour cela et à son arrivée à l’aéroport, le/la volontaire sera accueilli(e) à l’aéroport par Marineti, unes des femmes leaders de la communauté Yine qui le/la guidera au marché de Puerto Maldonado pour visiter les différents stands et ainsi de faire une idée de l’artisanat local et des différents manières de le représenter.
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