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Formation à de nouvelles techniques de design artisanal

Former les membres de la communauté Yine à de nouvelles techniques de design artisanal. En 2009, Greenoxx a mis en place le projet « Madre de Dios Amazon REDD ». Il est essentiellement financé par des fonds propres : la vente des crédits carbones finance les actions réalisées. Les principaux acheteurs de certificats carbone pour ce projet sont : La Poste, Scottia Bank, Dakar Rally, Fondation Príncipe de Asturias, Nature Flooring, Revistas Vogue, Glamour y Conde Naste, etc. Des accords ont également été passés avec des institutions internationales comme le WWF ou encore Pro Naturaleza, qui apportent leur aide au niveau technique, pour la mise en place des projets de biodiversité par exemple. Greenoxx a décidé de mettre en place ce projet en pleine Amazonie péruvienne, à la frontière avec le Brésil, près de la petite ville d’Iñapari, à 400 km du site historique Machu Picchu, « la cité perdue des incas ». Le projet se situe dans la région qui appartient au couloir écologique de Vilcabamba-Amboró, l’un des plus riches au monde en matière de biodiversité végétale et animale. Cependant, cette biodiversité est menacée et un grand danger de déforestation pèse sur cette partie de l’Amazonie, surtout depuis la construction de la route transocéanique qui traverse la forêt. Les organes de contrôle ne parviennent pas à contrôler les fermiers immigrant qui viennent de la partie Sierra (Andes, montagnes) du Pérou pour chercher du travail et qui utilisent la foret et les arbres de manière illégale pour survivre. Le projet de Greenoxx vise à préserver cette biodiversité, en assurant un développement durable des communautés vivant à cet endroit, tout en préservant leur identité et leurs traditions. Le projet s’étend sur 100 000 hectares de forêts dans la région de Madre de Dios au Pérou. Il est réalisé en partenariat avec les entreprises Maderacre SAC et Maderyja SAC qui possèdent l’intégralité de la concession forestière pour 80 ans. Le projet a été certifié par le FSC (Forest Stewardship Council), la BCC niveau Or (Climat, Communauté et Biodiversité) et VCS (Verified Carbon Standard). Plus de 50 000 hectares de la zone délimitant le projet appartiennent à la communauté Yine. Historiquement, elles leur ont toujours appartenues mais des étrangers avaient pris possession de ces terres pour créer une production de Shiringa (arbre qui sert à la production du caoutchouc). Les Yine étaient alors employés par ces nouveaux propriétaires jusqu’à ce que la production soit abandonnée par les entreprises étrangères. La tribu fut finalement reconnue par le gouvernement péruvien qui leur restitua leurs terres en 1992 : ils en sont aujourd’hui les propriétaires légaux. Cette communauté est composée de 70 personnes réparties en 16 familles, sur 3 zones distinctes: Japón, Bélgica et Alto Bélgica. Les principales activités économiques de la communauté Yine sont l’exploitation de bois, la production de Shiringa. Lorsque les Yine sont devenus propriétaires légaux de leurs terres, ils ont cessé de produire la Shiringa et l’artisanat qui étaient alors leurs seules ressources de revenus. Ils ont abandonné ces activités et ont choisi de vivre sur les subventions et dons que l’état leur donnait en tant que tribu native traditionnelle. Cette nouvelle ressource a complètement bouleversé la vie quotidienne de la communauté et a provoqué des troubles sociaux (dépendance des hommes à l’alcool, violences envers les femmes). Par exemple, de nombreuses activités traditionnelles n’étaient plus pratiquées, la communauté cultivait beaucoup moins et allait acheter à manger dans en ville, les femmes quittaient la communauté pour échapper aux violences subies... Depuis plusieurs années Greenoxx travaille pour apporter des solutions à ce problème. Aujourd’hui, les femmes sont revenues au sein de la communauté, il faut maintenant les accompagner afin qu’elles reprennent leurs activités, tout en perpétuant leurs traditions. Elles sont capables de produire de nombreux objets : elles font de la céramique, peignent des toiles avec des teintures naturelles sur du coton, fabriquent des porte-clefs, des bracelets en perles et des colliers en graines naturelles mais elles ont du mal à trouver des marchés pour vendre leurs bijoux. En effet, ils ne sont malheureusement pas toujours de bonne qualité, les finitions ne sont pas bonnes, il leur manque les connaissances techniques pour rendre ces objets attractifs. Aujourd’hui, l’artisanat des Yine n’est donc pas adapté au marché et ils ont besoin de conseils, surtout en matière de design, de mode pour se renouveler et s’imposer sur le marché artisanal local. Les ventes sont aujourd’hui proches de zéro et pour élargir leur marché et augmenter leurs ventes, les femmes doivent améliorer la qualité de leurs produits et faire face à la concurrence des produits plus aboutis issus d’autres communautés (plus attrayants et de meilleure qualité). Le/la volontaire devra observer les productions actuelles et proposer de nouvelles techniques de design, de décoration, de production, afin de rendre les produits plus attractifs pour les touristes et ainsi faciliter leur vente. L’objectif final de cette mission est de permettre aux femmes de vendre leurs créations au moins une fois par semaine au marché local de Puerto Maldonado (plus grand marché local et régional). Cette ville portuaire est endroit très touristique ou de nombreux touristes affluent en bateau ou alors en avion pour visiter l’Amazonie.
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La mission du/de la volontaire se déroulera en deux temps : 1/ Echanger avec les 10 femmes les premiers jours pour comprendre leurs difficultés et détecter leurs besoins, leurs envies. Il sera possible d’aller au marché local de Puerto Maldonado (5h d’Inapari) pour s’imprégner des objets, des méthodes. 2/ Partager son expérience en art, design, et/ou création, afin de proposer de nouvelles idées, tout en s’adaptant au style local : proposer l’élaboration de nouvelles créations : porte-monnaie, boucles d’oreilles, avec de nouvelles matières. Une première mission d’artisanat réalisée en août 2015 a permis aux femmes de la communauté de comprendre l’intérêt de varier leur production, et l’intérêt de produire en masse ainsi que de stocker les produits fabriqués. Les femmes ont alors pu diversifier leur production, améliorer notablement le design de base (plus de couleurs non seulement pour les perles mais aussi pour les peintures utilisées), les toiles en coton ont été utilisées afin de faire de petits sacs en toile et non plus uniquement des tentures murales, etc. La mission a également servi aux femmes à apprendre à travailler en groupe et à s’organiser entre elles ainsi qu’à se partager le travail (organisation de groupes de travail), alors que les femmes avaient l’habitude de travailler seules depuis chez elles, de ne pas partager et de ne pas échanger. Afin que cette première mission soit efficace, un programme leur a été laissé pour qu’elles puissent le suivre : Chaque mois, une femme devient responsable et doit contrôler le travail réalisé par les autres femmes artisanes. Cela, dans le but de se fixer des objectifs de production et pour les motiver se responsabiliser par rapport à leur propre travail (en effet, les femmes ne sont pas habituées à avoir des responsabilités dans la communauté). Un cahier de suivi a été mis en place à cet effet. Elles doivent y apposer le nom de la femme responsable, les objectifs de la semaine et à la fin de la semaine, les objectifs accomplis. Afin que les objectifs ne soient pas toujours les mêmes, le responsable doit donner son opinion et tenter de diversifier les objectifs. La responsable est aussi chargée de vérifier que le matériel ne soit pas perdu et que rien ne manque pour assurer la production. La seconde mission aura deux objectifs : dans un premier temps, s’assurer que les acquis de la première mission ont bien été assimilés et mis en application : vérifier que le système de « responsable » soit bien respecté, s’assurer que les femmes n’ont pas cessé de produire et de diversifier leur production. Dans un second temps, poursuivre et la formation en design et permettre aux femmes de proposer une gamme de produits encore plus diversifiée et plus adaptée à une clientèle occidentale. Pour se faire, le/la volontaire pourra apporter s’il le souhaite du matériel de France (tissus, toiles, couleurs, etc.).
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OUI
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Congé solidaire
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Communauté Native Bélgica
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Les 10 femmes (de 20 à 50 ans) savent faire des colliers en graines naturelles, des porte-clefs en perles de plastiques colorées, des toiles en coton teintées, mais leur savoir est limité et les produits mal finis.Les bénéficiaires parlent l’espagnol et le portugais (zone frontalière avec le brésil). Elles n’ont pas suivi de scolarité et sont pour la majeure partie d’entre elles analphabètes, il faudra donc privilégier une formation participative sans écrits. Elles ont appris leur métier de production artisanale au fur et à mesure du temps, aux côtés d’autres femmes de la communauté, qui leur ont transmis ce savoir-faire ancestral.
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Greenoxx est une ONG qui lutte pour la protection de l’environnement. Elle se bat notamment contre le changement climatique et développe des projets de réduction (mitigation) de gaz à effet de serre en Amérique Latine. Elle a été créée en 2005 par deux ingénieurs agronomes, Rocco Cheirasco et Silvia Gomez Caviglia. L’objectif général de Greenoxx est de réduire la déforestation, tout en préservant les communautés locales. L’ONG est basée à Montevideo en Uruguay. Elle est composée de 7 salariés dont deux présidents et est déclaré d’intérêt national et d’intérêt ministériel pour les ministères de l’élevage, l’agriculture et la pêche, ainsi que celui des relations extérieures. En 2010, Greenoxx a collaboré avec la société McKinsey & Co pour un projet de capture de carbone à grande échelle au niveau des forets, pour la Clinton Climate Initiative. L’ONG a également développé des projets en foresterie et de lutte contre le changement climatique, avec la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD). Ces projets ont notamment été réalisés en collaboration avec MGM International et l’entreprise 33 Asset Management jusqu’en 2011. Le mécanisme de développement propre du protocole de Kyoto (MDP) - c'est-à-dire une meilleure intégration du marché international de vente de crédits carbones, dans le cas de l’afforestation - prend une place importante dans l’organisation des projets de Greenoxx.
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Le/la volontaire arrivera à l'aéroport de Puerto Maldonado où un représentant du projet viendra le/la récupérer. Plus précisément, le/la volontaire sera accueilli(e) à l’aéroport par Jose Pineda, le coordinateur des missions pour les Yine. En fonction de l’heure d’arrivée ils prendront un véhicule en direction d’Iñapari, (5 heures environ) ou passeront la nuit dans uns des hôtels de Puerto Maldonado.
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Puerto Maldonado [Padre Aldamiz]
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Le/la volontaire dormira dans l’hôtel « Hospedaje Milagritos », dans le village d’Iñapari (chambres individuelles ventilées avec salle de bain eau froide et wifi faible).
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Au sein de la communauté, le/la volontaire pourra utiliser un tableau blanc ainsi qu’un local (local communautaire) avec des bancs et un bureau. Pour avoir accès à l’électricité, la communauté se réunit dans un local communal où se trouve un générateur (3H pendant la nuit). Le/la volontaire devra penser à charger en avance son ordinateur portable et objets électroniques si nécessaire avant de rejoindre la communauté chaque jour. Le/la volontaire aura à sa disposition le matériel disponible sur place et celui acheté au marché de Puerto Maldonado.
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