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Enquêtes socio-économiques des villages à la périphérie d’un Parc National

Réaliser des enquêtes socio-économiques de 28 villages situés à la périphérie du Parc National de Campo Ma’an. Un des mandats du Parc National de Campo Ma’an consiste à développer des activités socio-économiques viables, au bénéfice de la population locale. Le but est de réduire la pauvreté de cette population située en périphérie du Parc, tout en préservant l’environnement, et contribuer ainsi à la conservation de ce territoire. Une des difficultés rencontrées est le manque de connaissances concernant le niveau de vie de ces populations et leurs besoins. Une enquête socio-économique permettrait de collecter ces informations, d’élaborer une base de données solide et ainsi d’identifier les besoins des personnes habitant dans cette zone. Les objectifs de ce projet sont : - de recenser la population située en périphérie du Parc (villageois, ouvriers agro-forestiers, commerçants...) ; - d’étudier leurs conditions de vie (accès aux soins de santé, accès à l’éducation, alimentation, eau, électricité, qualité de l’habitat et autres infrastructures de développement); - d’être capable d’identifier et de prioriser des projets de développement, adaptés et répondant aux besoins collectifs des villages concernés. Les projets identifiés seront financés par des projets gouvernementaux ou par les entreprises et les bailleurs de fonds : -Une des principales missions des communes est la réalisation des projets de développement... Ces projets sont mis en œuvre à travers un plan de développement communal (PDL). Les projets qui rentreront dans ce cadre seront insérés dans les PDL des communes concernées. Certains projets selon leur envergure seront mis en œuvre dans le cadre du processus de décentralisation en cours au Cameroun ; - concernant le financement par les industries et Grands projets riverains (Sociétés agroindustrielles, sociétés forestières, projet du barrage hydroélectrique de Memvelé etc.) il est prévu dans leur cahier de charge le développement des microprojets de développement à identifier par les villages riverains situés à proximité de ces grands projets ; Les projets sont validés chaque année par un comité de gestion au niveau de la mairie et par le comité paysans-forêt à l’échelle des sociétés industrielles périphériques au Parc. Enfin, les besoins identifiés qui ne rentreront pas dans les deux catégories mentionnées, le service de la conservation pourra les soumettre à ses bailleurs et partenaires financiers. Plusieurs missions seront nécessaires à l'atteinte de cet objectif.
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La mission enquête autour du Parc National de Campo Ma'an se découpera en plusieurs temps : - Phase préparatoire dans les locaux du Parc à Campo (une journée à l’arrivée): Les cartes de la zone d’activité seront préparées ainsi que tous les autres documents (fiche de collecte de données, ordre de mission, information sur les coordonnées géographiques de la zone, exposé en image de la zone et explication des objectifs de la mission) nécessaires à la réussite de la mission ; préparation de la logistique (véhicule, fiches, etc.), boîte à pharmacie composée d’alcool, bétadine, compresse, paracétamol, ibuprofène, coton, coatème, métronidazoles, appareil photo, munitions, rations) ; - Village (environ 7 à 8 jours) La mission enquête proprement dit consiste à interviewer les ménages. Ces données seront collectées par le/la volontaire sur une fiche préalablement conçue et complétée par des prises photographiques (pour présenter l’état de lieu des infrastructures. Chacune des équipes sera composée d’au moins un écogarde de le/la ou les volontaire(s) et d’au moins un villageois qui servira de guide et/ou traducteur. Le lieu d’hébergement sera identifié avant l’arrivée du volontaire avec le concours du chef du village. La cuisine sera faite par une personne désignée localement ou dans un restaurant si existe dans la localité enquêtée. Chaque jour, un briefing rassemblant toute l’équipe sera fait pour définir les taches de la journée le matin et en fin de journée pour faire le point sur les données collectées. Les enquêtes se feront approximativement de 6h30 à 17 h, soit avant le départ des villageois vers leurs activités et dès leur retour le soir. Pendant les heures creuses entre 10 heures et 15 heures, les équipes pourront se reposer ou iront observer et filmer les paysans dans leurs activités (forêt et champs vivriers) Les équipes devront éventuellement repasser vers les ménages où les occupants étaient absents au moment du premier passage. - Encodage des données et restitution (2 jours) La sortie des villages se fera 4 ou 5 jours avant la fin de la mission, l’équipe sera prise en charge par un véhicule du parc. A la fin des entretiens, les données seront encodées sur Excel par les volontaires qui aideront à mettre en place et à nourrir une base de données. Les photos seront téléchargées dans un dossier créé à cet effet. Une présentation en image des données récoltées par l’équipe de terrain se fera en plénière le dernier jour à Campo. A la fin de cette présentation les volontaires pourront contribuer à l’identification des idées de projets. Et suivra une séance photo, à laquelle assisteront les volontaires, l’équipe du Service de la Conservation du Parc et l’équipe du WWF.
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OUI
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Congé solidaire
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Parc National de Campo Ma'an
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Localisé à la pointe sud-ouest du Cameroun, le Parc National de Campo Ma’an (PNCM) est situé dans la province du Sud, à cheval entre les départements de l’Océan et de la Vallée du Ntem. L’ensemble de la zone recouvre une superficie de 777 600 ha (zone de protection intégrale de 264 064 ha et zones tampon) soit à peu près 16 % de la région du Sud. C’est le seul parc du réseau national se distinguant par un contact direct avec l’espace marin sur la côte Atlantique. C’est aussi au Cameroun l’unique habitat du mandrill, singe classé vulnérable sur la liste rouge de l’UICN (espèce de la classe A). Sa proximité avec la Réserve de Rio Campo en Guinée Equatoriale lui confère une dimension transfrontalière. Campo Ma’an est enfin inscrit sur la liste des 8 sites majeurs témoins dans le cadre de la mise en œuvre du PSFE (Programme Sectoriel Forêt-Environnement, conçu comme un programme national de développement sectoriel établi pour la mise en œuvre de la politique de gestion durable et participative des ressources forestières et fauniques du Cameroun). Il, et figure également sur la liste des 13 aires protégées majeures du réseau mondial du WWF, parmi les 33 sites prioritaires du RAPAC (Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale) qui vise à l’amélioration de l’état et de la gestion des aires protégées de l’espace de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) ainsi qu’à leur valorisation. Dans ce cadre, il contribue à la collecte des données sur la biodiversité et des données socioéconomiques dans le contexte de la mise en place de l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Aujourd’hui, le PNCM compte 52 salariés et écogardes et 9 bénévoles travaillant chacun pour le compte de l’un des services suivants : - La « conservation » qui coordonne l’ensemble des activités de gestion du Parc et de sa périphérie (gestion des ressources financières, matérielles et humaines, coordination de la mise en œuvre du Plan d’Aménagement), élabore le plan de travail, le budget annuel et les rapports techniques à soumettre aux Comités ;. - Le comité de gestion qui valide le budget et le plan de travail annuel, évalue la mise en œuvre du Plan d’Aménagement du Parc, adopte les propositions du Comité Scientifique, harmonise les interventions des acteurs en vue de la gestion durable des ressources ; - Le comité scientifique qui vérifie la qualité scientifique des travaux de recherche et de suivi écologique, valide les résultats des recherches menées dans le Parc et sa périphérie, assure la promotion du Partenariat entre les institutions de recherche et le Parc, détermine la pertinence des activités de gestion durable des ressources, identifie les possibilités de financement des activités de recherche. Une dizaine de guides et pisteurs travaillent également dans le parc mais sont gérés par des associations locales comme KODEVIR, Comité Paysan Forêt, GIC Motour, Kudu’Atube, GIC Basse Protomar ou Ankoelon (village riverain du parc). Le parc Parc reçoit chaque année une subvention de l’État camerounais qui lui permet de couvrir les frais de fonctionnement (entretien des bureaux, approvisionnement en matériel de bureau, indemnités de missions à l’extérieur du site etc.). Il reçoit également l’appui plus ponctuel de divers partenaires dont depuis 2003, une assistance financière de la Fondation pour l’Environnement et le Développement au Cameroun (FEDEC) en compensation des dégâts causés par l’oléoduc Tchad – Cameroun sur les forêts côtières. La FEDEC finance, à travers l’association internationale WWF (ici organe de gestion des fonds COTCO, Cameroon Oil Transportation Company) les activés de lutte anti-braconnage. Dans ce cadre, le WWF mobilise des contributions financières complémentaires. Ces appuis ont permis de conduire les études d’élaboration du plan d’aménagement validé en 2006. Depuis le début de la mise en œuvre du plan d’aménagement, les appuis de ces partenaires portent sur le financement des activités de surveillance du parc, le suivi écologique des grands et moyens mammifères (singes, gorilles, céphalophes bleues, mandrills, buffles, éléphants, chimpanzés, pangolins, antilopes, sitatunga), le renforcement de capacités du service de la conservation et la négociation des accords de cogestion. L’appui peut également couvrir certains besoins logistiques et techniques:par exemple dotation par le WWF de 9 GPS, 8 boussoles, 6 tentes de campement, kit de cuisine, tenue et imperméables etc. Dotation de l’Ambassade des Etats-Unis également portant sur 8 motos 16 talkie-walkietalkies-walkies, 4 radios fixes. Dotation du MINFOF de 3 paires de jumelles, 4 motos et un véhicule 4X4 pour le suivi du site d’habituation du gorille et pour la réalisation des inventaires fauniques dans le parc. Certaines formations ont également été suivies par le personnel ; celle par exemple du WWF portant sur le suivi écologique et à la gestion de contentieux, appui à la négociation des accords de cogestion. Par ailleurs, deux accords avec des opérateurs privés ont été établis : Wijma pour l’exploitation de la route traversière et HEVECAM s’agissant de la mise en œuvre de leur plan de gestion environnemental et enfin un accord avec les populations autochtones riveraines du parc portant sur les modalités d’utilisation des ressources du parc. Un accord a également été établi en 2012 avec les mairies de Campo et AKom II portant sur la valorisation de l’écotourisme dans et autour du parc. Les différents moyens alloués ont également permis d’interpeller 77 braconniers en 2012 (19 ont été mis aux arrêts), de faire reculer le braconnage transfrontalier et de réduire les indices de braconnage dans le parc (pièges campement etc.). 693 dépouilles d’animaux ont été saisies en 2012 (2 319 entre 2007 et 2012).
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Le/la volontaire sera accueilli(e) à l’aéroport international de Douala par un responsable du Parc National de Campo Ma'an. A partir de l’aéroport de Douala, l’itinéraire Douala-Kribi-Campo (à peu près 250 km avec 180 km de route bitumée et 70 km route de piste) dure environ 4h. A partir de Campo, 1h de piste est ensuite nécessaire pour atteindre l’entrée du parc. Tout au long du séjour, un véhicule de service pourra être mobilisé.
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Douala
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Le/la volontaire vit en immersion totale pendant sept à huit jours, au sein de la communauté auprès de laquelle il/elle fera son étude. Le/la volontaire pourra être logé(e) dans un établissement hôtelier si le village en dispose. En dehors des villages, il/elle dormira dans les localités abritant les antennes ou le service de la conservation.
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Un ordinateur Dell avec Windows 7 sera mis à la disposition des volontaires pour l’enregistrement des données, de même que les fiches de collecte de données seront disponibles. L’analyse de données se fera sous Excel (une ancienne version à actualiser existe).
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