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Appui à la conservation des tortues marines sur le littoral camerounais à Ebodjé

L'objectif de ce projet est d'appuyer l'action de la conservation des tortues marines. Il vise à minimiser, voire éradiquer les menaces de l'homme sur ces tortues, réduire les causes directes et indirectes de la mortalité des tortues. Les tortues visées par ce projet de conservation sont les tortues Luth, l'olivâtre, la verte et l'imbriquée. La Luth et l'olivâtre nidifient et se nourrissent le long des côtes d'Ebodjé (car celles-ci présentent de bonnes caractéristiques : bonne granulométrie du sable, faible inclinaison des pentes, nombreux escarpements rocheux avec un développement d'une microflore et crustacés très appréciées par les tortues). La verte et l'imbriquée, quant à elles, effectuent peu de nidifications sur le littoral d'Ebodjé mais s'y nourrissent. Malheureusement, ces plages sont de plus en plus polluées avec des matériaux susceptibles de diminuer le taux de fréquentation des tortues. De plus, le taux d'éclosion est souvent faible en raison de multiples sources destructives : les chiens errants, les crabes mais aussi le braconnage des nids par les populations locales (pêcheurs et riverains consomment activement ces oeufs, faisant même souvent des veillées pour attendre les remontées des tortues pour la ponte). De 4 nids braconnés en 2014-2015, on est passé à 14 nids à la saison de ponte 2015-2016. Même scénario pour les prises accidentelles des tortues dans les filets des pêcheurs locaux, où l’on passe d’une prise la saison dernière à 23 prises cette saison. Bien que le nombre de nids rencontrés reste inférieur à celui de la première année, on constate toujours qu’il y a plus de nids transplantés en écloseries que de nids braconnés. Au cours de cette deuxième saison, le nombre d’œufs transplantés a considérablement baissé. On passe ainsi de 4498 œufs la première année à 1301 pour la deuxième, soit une baisse de plus de 61%. Pour combattre les pratiques de braconnage, Tubé Awù agit via le parrainage des tortues relachées par les pêcheurs, la sensibilisation des populations sur les conséquences du braconnage et les informe des sanctions encourues. Les prédictions pour les saisons prochaines montrent que si on ne stoppe pas ce processus de braconnage, on assistera probablement à la disparition de certaines espèces sur les plages de l’arrondissement de Campo Les populations riveraines tirent leurs revenus à 95% des ressources de l’océan, et une baisse de l’écotourisme aurait un impact sur leur niveau de vie. . Même si la véritable cause est difficile à identifier, on peut noter une baisse de la fréquentation des touristes en 2015-2016 (soit de 150 touristes à 100) entrainant une baisse de revenus. Inverser cette tendance revient impérativement à multiplier les patrouilles pour le suivi et la sécurisation des tortues. L’association ne dispose toujours pas des ressources humaines, matérielles et financières pour couvrir ces besoins. De plus, recruter un cabinet pour le suivi des tortues pendant une saison demande plusieurs dizaines de milliers d’euros, somme dont ne dispose pas l’association.
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La période d'intervention se déroulera de d'octobre à mai, moments de fréquentations des plages d'Ebodjé par les tortues. NB: les interventions se font de nuit. Ce projet pourra faire l'objet d’environ une quinzaine de missions par an. Les volontaires pourront intervenir dans : - la typologie et le recensement des tortues observées ; - le suivi des pontes des tortues marines ; - la transplantation des oeufs des tortues après la ponte (elle se fait avec beaucoup de précautions pour ne pas déranger le développement embryonnaire, quelques heures après la ponte : les oeufs sont minutieusement déterrés, enlevés et enterrés à profondeur comparable du nid originel dans des écloseries sous bonne garde, construites à coté des plages du village) ; - le "marquage" des tortues (bagage, prise des mensurations...) actuellement effectué par les techniciens locaux du village et le service de conservation ; - le relâchement de tortues dans la mer ; - la mise en place d'une base de données de suivi.
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OUI
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Congé solidaire
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Population locale, Etat du Cameroun, Communauté internationale
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Tubé Awù ("Notre océan" en langue locale), est une Association à but non lucratif, apolitique, laïque et sans discrimination, créée en 2014. L’organisation est mise sur pieds pour prendre la suite de l’association Kudu A Tube (via deux membres de l’ancienne association Denis Gnamaloba et Jacques Fretey) et ainsi continuer les travaux pour la conservation de la biodiversité aquatique entamés par les populations d’Ebodjé depuis 1999. Les actions de Tubé Awù interviennent dans un contexte de braconnage accru des ressources halieutiques et en particulier les tortues marines et leurs oeufs, de même que les lamantins. Sa principale mission depuis sa création est d’assurer la protection participative et inclusive de la biodiversité marine et côtière d’Ebodjé dans la perspective de l’établissement du futur Parc National Marin. L’association a son siège dans le village Ebodjé. Cette localité, située sur la côte camerounaise à 50 km de Kribi et 25 Km de Campo, comprend environ 800 personnes constituées en majorité des ethnies Yassa et Mabea. La zone d’intervention de Tubé Awù est tout le Littoral de l’arrondissement de Campo, future emprise du Parc National Marin, soit du rocher Elombo à l’estuaire du fleuve frontalier Ntem avec la Guinée équatoriale. La population humaine sur toute cette zone compte environ 9000 habitants vivant essentiellement de la pêche (95%), de la chasse et de l’agriculture de subsistance. Outres les actions de suivi-écologique, l’organisation mène également les activités socioéconomiques et le développement de l’écotourisme. L’équipe de l’association est constituée de 12 membres dont 6 salariés et 6 bénévoles. Ce sont des techniciens qualifiés locaux, des chercheurs, des scientifiques et parfois des étudiants chercheurs. Les actions de l’association bénéficient directement à plus de 100 personnes constituées d’élèves et pêcheurs et indirectement à plus de 9000 personnes de sa zone d’intervention. Pour ses activités, Tubé Awù reçoit du soutien financier, matériel et technique de ses partenaires à l’instar de : - L’IRAD (Institut de Recherche Agricole pour le Développement)-Kribi : financement d’une piscine d’hébergement temporaire des tortues pour les touristes. En retour, l’association met en cas de besoin ses données sur les ressources halieutiques à la disposition de l’IRAD ; - Man And Nature (Yaoundé) : partenariat dans le projet noix de Coco (Extraction et commercialisation des noix livrées à elle par l’association) ; - Chélonée-France : Don de bagues pour le bagage des tortues et financement des déplacements du conseiller scientifique ; - Somè France et la Mairie de Courteranges : appuie à la construction d’un centre de santé et approvisionnement en médicaments - RASTOMA (Réseau des acteurs et professionnels pour la sauvegarde des tortues en Afrique centrale) - Pointe-noire Congo : invitation à intégrer le réseau pour bénéficier des échanges d’expérience ; - AMMCO (African Mamal Marine Conservation) Dizangué : Tubé Awù a bénéficié d’une formation sur le logiciel Siren de suivi des cétacées. Remise de matériel (2 téléphones embarqués, un outil de géolocalisation) aux pêcheurs. Grâce à ces partenaires techniques et financiers Tubé Awù a mené depuis sa création les activités suivantes : 1) Suivi et conservation des tortues marines : Organisation de patrouilles nocturnes et diurnes de dissuasion contre le braconnage ; Durant la première saison de ponte (2014-2015), 75 individus de tortues ont été enregistrés appartenant à trois espèces différentes : Chelonia mydas (tortue verte) Lepidochelys olivacea (tortue olivâtre) Dermochelys coriacea (tortue Luth) avec respectivement 3, 68 et 4 individus. Au total, 4498 oeufs ont été transplantés ; 66 nids de tortues et 3 prises accidentelles ont été notés. La seconde saison de ponte (2015-2016) quant à elle a été moins productive et plus perturbée que la première. Au total 56 individus appartenant à 4 espèces ont été recensés. Au cours de cette deuxième saison, le nombre d’oeufs transplanté a considérablement baissé. On passe ainsi de 4498 oeufs la première année à 1301 pour la deuxième. Outre les patrouilles, Tubé Awù a réalisé d’autres activités toujours dans le cadre du suivi écologique des tortues marines comme la construction d’une nouvelle écloserie et d’une piscine qui abritera temporairement les tortues en attente de parrainage ou l’encadrement de deux jeunes chercheurs en sciences halieutiques. 2) Activités d’écotourisme En collaboration avec la structure Ebotour, Tubé Awù accueille chaque année des touristes de passage ou séjournant dans les locaux (éco-cases) prévus à cet effet. Durant ces deux années écoulées, 250 touristes ont été accueillis à Ebodjé. L’association procède également en plus du guidage, à l’exposition murale au siège sur l’origine et l’évolution des tortues. 3) Activités socioéconomiques chaque année des personnes désireuses de contribuer à la protection de l’environnement parrainent à hauteur de 15 à 25 euros les tortues. Cette somme est utilisée pour venir en appui à quelques enfants dans le village. Grace à ce programme, 6 enfants ont reçu en 2015 des bourses et des fournitures scolaires. Appui à la santé publique : Par le biais de Somè France et la mairie de Courteranges, un dispensaire a été mis en place et est régulièrement approvisionné en médicaments de première nécessité pour venir en aide aux populations. Les populations bénéficient également des soins d’une infirmière qui elle aussi a été formée et est prise en charge par Somè. Pour ce qui est des activités génératrices de revenus, un projet sur la valorisation des produits locaux tels que la noix de coco est en cours de réalisation depuis 2016 avec l’ONG Man And Nature. Les noix de coco qui sont en cours de certification sont produites et livrées pour la production de l’huile de noix de coco.
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Les volontaires seront accueillis à l'aéroport par le président de l'association. Ils passeront une nuit à Douala et seront transférés le lendemain à Ebodjé. A Douala, les volontaires passeront la nuit à l’hôtel Centre Touristique, avec chambres individuelles climatisées à 10 min de l’aéroport. Le trajet Douala-Kribi dure 2h30 par bus TransCam ou véhicule de location; le trajet Kribi-Ebodjé dure 1h30.
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Douala
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Sur le lieu de la mission, les volontaires seront logés dans une case écotouristique située à Ebodjé, où il y prendront les repas. Ces cases sont soit individuelles, soit collectives, ventilées avec moustiquaires.
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Pour la mise en oeuvre du projet, le matériel suivant sera mis à la disposition du/de la volontaire : du matériel de transplantation, le mètre-ruban, des fiches de collecte de données et blocs-notes, un ordinateur portable Windows 7 pour l’enregistrement et l’analyse des données, des bagues. Toutes les données sont centralisées dans une fiche et une base de donnée unique sur l'ordinateur de l'association. La localité d’Ebodjé n’étant pas alimentée en électricité, un groupe électrogène sera mis à la disposition des volontaires pour un temps de fonctionnement minimal d’une heure par jour. Le volontaire peut emporter de France une lampe torche frontale et un appareil photo.
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