Projet CAMERR | Cameroon Mangrove Ecosystem Restoration and Resilience

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Projet CAMERR | Cameroon Mangrove Ecosystem Restoration and Resilience

Contexte

La zone de ce projet pilote abrite plusieurs types de végétations et d’habitats importants pour le maintien de la diversité biologique au regard de ses mangroves. L’estuaire du Cameroun, dans lequel est située la zone de Mouanko-Bolondo, compterait environ 203 600 hectares de mangrove, forêts côtières associées, plantations et habitations et terres associées non végétées, dont 93 550 ha de terres « purement » couvertes par de la mangrove.

La zone du littoral du Cameroun abrite et alimente également une faune variée composée d’oiseaux, d’éléphants, antilopes, chimpanzés, singes, crocodiles, mais aussi des lamantins, mammifères aquatiques, des espèces notables de tortues, de reptiles ou encore de mollusques et crevettes.

 

La mangrove du Cameroun rend ainsi un grand nombre de services écosystémiques vitaux [1] tels que stabiliser et protéger la zone côtière, séquestrer du carbone (cet écosystème de marais maritime a notamment la particularité de retenir de l’ordre de 5 fois plus de carbone qu’une forêt terrestre) et abriter une biomasse abondante et d’une riche biodiversité (faune et flore). Elle permet également d’allouer des moyens de subsistance pour près 30% de la population du pays vivant en zone côtière (bois pour le fumage de poisson, pour la construction des logements et pour les embarcations, ou encore du chaume résistant à l’eau pour les toitures ou encore du fourrage pour les animaux domestiques), fournir des services culturels, ou encore présenter un grand potentiel en matière d’écotourisme et d’éducation environnementale.

 

Les régions côtières du Cameroun constituent donc un enjeu important de conservation de la nature en Afrique Centrale. Mais de par leur proximité avec la mer, l’activité de nombreuses entreprises en particulier agro-industrielles et le développement d’infrastructures de transport en font un pôle d’attractivité économique générant une importante croissance démographique. Il en résulte de multiples pressions humaines menaçant les écosystèmes forestiers du littoral camerounais, notamment la mangrove telle que celle de la zone de Mouanko-Bolondo. Cette situation affecte considérablement les habitats de la faune, la biodiversité et plus généralement les ressources naturelles et donc les moyens d’existence des communautés riveraines.

 

La situation sanitaire actuelle liée à la pandémie du COVID-19 a poussé les autorités camerounaises à fermer les frontières. Bien que cette crise ne touche pas directement les produits de la mer, le secteur halieutique* est soumis aux effets indirects de la pandémie en raison de l’évolution de la demande des consommateurs, de l’accès au marché ou de problèmes logistiques liés aux restrictions imposées aux transports et aux frontières dans une zone où les échanges commerciaux avec les pays voisins sont permanents. Cette situation a entrainé une baisse de l’activité économique, donc du chiffre d’affaires des commerçants, réduisant ainsi la capacité de la commune de Mouanko à intervenir sur des projets tels que ceux du reboisement des mangroves.

 

* Ensemble des disciplines ayant trait aux problèmes de la pêche.

Objectif

Appuyer la restauration et la gestion durable de la mangrove, la protection de la biodiversité et le renforcement de la résilience locale à Mouanko-Bolondo au sein du bloc « Estuaire du Cameroun ».

Activités

Deux axes principaux : la restauration des espaces de mangrove dégradés par le reboisement de palétuviers dans la localité de Mouanko-Bolondo, au sein du bloc « Estuaire du Cameroun » et  l’encouragement à une prise de conscience en faveur d’une transition écologique durable autour de la préservation de l’écosystème de mangrove par la sensibilisation et la mobilisation d’habitant(e)s de Bolondo.

 

Restauration des écosystèmes : la perte des forêts, habitat de nombreuses espèces fait partie des 5 grandes causes de la perte de la biodiversité.

La plantation de 40 000 palétuviers est prévue dans les enclaves du Parc National de Douala-Edéa dans le village Bolondo.

 

 

Sensibilisation : le projet entend susciter une prise de conscience en faveur d’une transition écologique durable autour de la préservation de l’écosystème de mangrove des habitant(e)s de Bolondo. Un atelier de lancement sera organisé pour informer et mobiliser les différentes parties prenantes du projet pilote. 4 autres ateliers de sensibilisation à la gestion durable du bois de chauffe auprès des ménages de la zone seront également prévus durant les premiers mois de mise en œuvre.

Impact attendu

Les écosystèmes côtiers écologiquement sains fonctionneront comme des défenses naturelles pour les humains et la faune vivant sur le continent. Ce projet contribuera ainsi à la préservation de la biodiversité, la résilience et la capacité d’adaptation accrues aux effets du changement climatique, ainsi que d’atténuation à travers la séquestration de carbone générée grâce au reboisement.

 

Dans ce contexte, la plantation de palétuviers pour régénérer l’écosystème de mangrove, l’un des plus puissants puits de carbone naturels au monde, a été identifiée localement comme l’une des options prioritaires pouvant contribuer à restaurer l’environnement de cette zone agro écologique sensible et son rôle dans l’atténuation du changement climatique, ainsi qu’à soutenir l’émergence ou le renforcement de chaînes de valeur basées sur la biodiversité, en faveur du développement local des communautés et du renforcement de leur capacité d’adaptation aux effets du changement climatique.

 

Dans un environnement où plusieurs initiatives de reforestation ont été menées par divers acteurs et où les besoins en plantation sont encore immenses (le littoral camerounais comptant plus de 220 000 ha de mangrove, déjà partiellement dégradée voire détruite), le présent projet pilote de « Restauration de mangrove en appui à la résilience des communautés et à la protection de la biodiversité à Mouanko-Bolondo » vise à contribuer, à terme et à son échelle, à une gestion durable des écosystèmes forestiers côtiers de la zone en réduisant les vulnérabilités économiques et sociales des communautés locales.

 

Plus spécifiquement, il s’agit d’amorcer une transition écologique durable par le concours de la restauration de l’environnement et de la sensibilisation/mobilisation de la population et de renforcer la résilience économique et sociale des acteurs locaux de manière durable. Cette initiative entend s’inscrire dans une perspective plus large de contribution à la gestion communautaire durable et à la conservation des écosystèmes de mangrove au Cameroun.

 

 

[1] Source : FAO, 2018

ODD


Objectif de Développement Durable 13 ODD Objectif de Développement Durable 14 ODD Objectif de Développement Durable 15 ODD

Planter des arbres

Résumé du projet

Cameroun, Zone de Mouanko-Bolondo, située dans le « bloc mangrove » de l’Estuaire du Cameroun

Début du projet : Août 2020


40 000 arbres plantés

50 bénéficiaires directs

300 bénéficiaires indirects

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Objectif de Développement Durable 13 ODD Objectif de Développement Durable 14 ODD Objectif de Développement Durable 15 ODD