Planète Urgence publie ses Bilans 2019 du programme Environnement & Développement

Projet BONTANG Planète Urgence Indonésie

Comme chaque année, Planète Urgence présente le bilan de l’année précédente de son action de reforestation. Et 2019 a été une année riche et condensée, puisque ce sont 6 projets de reforestation qui se sont tenus en Indonésie, à Madagascar et au Cameroun !

 

Depuis 2007, le programme Environnement & Développement (E&D) apporte une réponse locale et intégrée aux pressions exercées sur les écosystèmes forestiers fragilisés. Il consiste à accompagner des organisations et communautés locales porteuses de projets conciliant développement économique local et protection de l’environnement. Il vise également à renforcer les moyens d’existence et les capacités des communautés pour accroître leur résilience au changement climatique, dans des pays particulièrement vulnérables à ses effets et à la déforestation.

Le cœur de son action est la préservation d’écosystèmes forestiers et la reforestation, combinée à la sensibilisation environnementale et au développement économique par la structuration de filières issues des ressources naturelles.

 

Planète Urgence agit actuellement dans 3 pays très vulnérables au changement climatique, abritant une biodiversité exceptionnelle, et parmi les 10 pays les plus déforestés au monde en 2018 (selon Global Forest Watch, 2019).

 

 

 

Indonésie

Premier pays où Planète Urgence a développé ses premiers projets de reforestation et de développement local, l’Indonésie est le plus grand bassin de forêts tropicales au monde mais également le 3ème pays ayant perdu le plus de forêts au monde. C’est ici que la mangrove, une forêt particulière et jouant un rôle crucial de « tampon » climatique, est massivement détruite.

 

En 2019, Planète Urgence a agit à travers 2 projets :

  • MAHAKAM, dont l’objectif est de restaurer et conserver l’écosystème de la mangrove dans le sud du delta de Mahakam et d’apporter des solutions économiques viables pour lever les pressions sur la mangrove et la sensibilisation à la protection de cette forêt et de sa biodiversité.
  • BONTANG, dont l’objectif est de restaurer la mangrove massivement déforestée à proximité du Parc National du Kutai, abritant une riche biodiversité.

Un projet a été également abouti en 2019, grâce à un travail de réflexion, et lancé début 2020 :

  • MERCI, dont l’objectif est de contribuer à la restauration des écosystèmes forestiers côtiers locaux et à la conservation de leur faune (avec un accent particulier sur le rhinocéros de Java) dans le parc national d’Ujung Kulon et sa périphérie à travers une phase pilote.

 

 

 

Madagascar

Planète Urgence agit sur l’île de Madagascar depuis 2010 dans plusieurs régions. En 2019, 3 projets de reboisement et de développement local ont été soutenus :

  • TAPIA, dont l’objectif est de réduire la pression humaine sur la forêt de tapia en la restaurant avec les membres des VOI en charge de sa gestion durable, tout en reboisant en parallèle des essences variées pour leurs besoins en bois-énergie. Ce projet vise également à leur assurer des revenus complémentaires en créant des conditions favorisant la production durable de vers à soir sauvage, menacés de disparition et dont le tapia est l’habitat.
  • FANAJARIANA, dont l’objectif est d’appuyer 4 communes des districts d’Arivonimamo, Atsimondrano et Ambohidratrimo afin d’aménager durablement leur disponibilité en bois-énergie tout en préservant l’environnement et en améliorant la résilience de leurs habitant(e)s au changement climatique.
  • AFIBERIA, dont le double-objectif est de contribuer à la lutte contre la pauvreté, réduire la pression humaine sur la forêt en appuyant la structuration des acteurs de la filière bois-énergie.

 

 

 

Cameroun

Nous vous en parlions en juillet dernier, Planète Urgence a ouvert son premier projet pilote de reforestation et de développement local au Cameroun !

Un projet nommé FARE, ayant pour objectif de réduire la pression directe (démographie, migrations liées aux conflits transfrontaliers) et indirecte (changement climatique) exercées sur le Parc National de la Bénoué. Le reboisement d’arbres à usages multiples, tel que la plantation d’anacardiers (arbres à noix de cajou), a été identifié comme pouvant contribuer à la préservation de l’environnement de cette zone agroécologique et soutenir l’émergence de filières vertes en faveur du développement local des communautés riveraines du Parc.

 

 

 

Au total, en 2019, ce sont plus de 900 000 arbres sur 850 hectares qui ont été replantés, grâce à 6 partenaires locaux accompagnant ainsi plus de 9 265 bénéficiaires !

Planète Urgence remercie la confiance et la contribution des entreprises mécènes et des généreux donateurs de l’opération « 1€ = 1 arbre planté », sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.

 

 

Découvrez le Bilan 2019 complet de notre Programme Environnement & Développement.

Découvrez le Bilan 2019 de notre Programme Environnement & Développement en Indonésie.

Découvrez le Bilan 2019 de notre Programme Environnement & Développement à Madagascar.

Découvrez le Bilan 2019 de notre Programme Environnement & Développement au Cameroun.

 

 

Confinement et engagement en Service Civique à l’étranger : des volontaires aux fortes valeurs d’engagement

Découvrez comment nos volontaires engagés en Service Civique, dispositif gouvernemental destiné aux jeunes de 18 à 25 ans, ont fait face à la crise sanitaire du Covid-19 et son confinement.

 

 

La motivation, critère principal dans la sélection des volontaires en Service Civique, varie selon le vécu des candidats, la thématique de la mission, et le contexte dans lequel la mission s’inscrit. Lorsqu’il s’agit d’une mission à l’étranger, comme celles proposées par les associations partenaires de Planète Urgence, les candidats évoquent souvent leur envie de se construire à travers des nouvelles rencontres et d’une découverte rendues possibles par l’expatriation. Ils cherchent souvent des conditions culturelles et linguistiques différentes, leur offrant ainsi un nouveau challenge : le dépassement de soi.

 

Un engagement mis à rude épreuve pendant la crise sanitaire

 

La période de confinement a été une véritable mise à l’épreuve pour nous tous et d’autant plus pour les volontaires en Service Civique qui sont restés sur le terrain.

 

Parmi les 34 volontaires en mission de Service Civique au début du confinement en France, 22 sont rentrés en France pendant le confinement. 12 volontaires sont restés sur le terrain, loin de leur environnement et réseaux familiers, parfois venant tout juste de commencer leur mission dans leur pays d’intervention. Ces volontaires au Pérou, Mexique, Maroc, Tunisie, Philippines et Cameroun ont fait preuve de grandes capacités de créativité et de résilience. Contraints d’adapter les activités de leur mission au contexte sanitaire dans leur pays d’intervention, les volontaires se sont retrouvés dans l’impossibilité d’aller à la rencontre des publics auprès desquels agissent leur structure d’accueil. Une conséquence amère du confinement allant à l’encontre des objectifs d’une mission en Service Civique, à savoir créer et maintenir du lien social entre le volontaire et son environnement.

 

La plupart des volontaires restés sur le terrain ont poursuivi leur mission à distance, depuis chez eux. Seulement 5 de ces volontaires restés sur le terrain ont passé le confinement avec d’autres volontaires internationaux et quelques membres de l’équipe salariée grâce aux conditions d’accueil prévues pour une vie en collectivité. Malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le plan professionnel telles que l’omniprésence du numérique, une nouvelle organisation du travail et du temps personnel ou encore la réadaptation des attentes et objectifs, les volontaires ont persévéré. Cependant, persévérer n’était pas le seul maître-mot. Les volontaires ont également réinventé leurs activités afin de garder un aspect de leur mission considéré perdu : le lien social.

 

Une envie partagée de tous : garder le contact

 

Les volontaires isolés en télétravail ont cherché à garder le contact avec la communauté aux alentours. L’enjeu était également d’améliorer la visibilité de l’association d’accueil grâce à la création de contenu et le développement de modules de formation en ligne à destination du grand public et des bénéficiaires.

D’autre part, 5 volontaires confinés en communauté ont eu pour mission d’agir auprès de personnes extérieures par le numérique. La mise en ligne des tutoriels de pédagogie et le suivi individuel des bénéficiaires via WhatsApp ont illustré cette préoccupation de maintenir le lien social. Au-delà de l’utilisation des nouvelles technologies pour s’adapter au nouveau contexte, tous ces volontaires se sont attachés à rendre accessible l’ensemble des contenus aux populations qui, avant la crise sanitaire, étaient déjà éloignées du numérique pour des raisons socio-économiques et géographiques.

 

La réflexion des volontaires pour rester dans une démarche inclusive à travers l’adaptation de leurs activités démontre, malgré les contraintes de la crise sanitaire, qu’ils ont continué à développer l’esprit citoyen et solidaire, un des principes de base du Service Civique.

 

La pandémie a bouleversé l’expérience humaine et opérationnelle des volontaires mais n’a pas diminué leur inventivité et capacité à rebondir.