les entreprises peuvent-elles également reporter la part de leur don excédant 0,5% de leur chiffre d’affaire hors-taxes ? Peuvent-elles, de la même manière étaler cela sur cinq ans ?

Planète Urgence est une association reconnue d’intérêt général, qui a le droit d’émettre des reçus fiscaux aux entreprises qui lui versent des dons. Grâce à ce reçu, une entreprise peut en effet déduire 60% du montant de son don de son Impôt Société. Vous trouverez tous les détails sur cette page : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/mecenat-dons-entreprise

« Histoires d’Arbres » à Madagascar : le replay !

Le second rendez-vous « Histoires d’Arbres » du 5 mai a accueilli beaucoup d’entre vous… Un grand merci !

 

Un beau moment de partage autour de notre projet de reforestation Tapia, expliqué par Valentin, Coordinateur du programme Environnement & Développement et Thierry, Responsable Projets à Madagascar !

 

Si vous avez manqué ce webinaire, voici le replay pour le voir, revoir et le partager autour de vous :

 

 

TOP 5 des questions reçues :

 

Quel est l’objectif du vers à soie ? Est-ce que le projet prend en compte le développement du commerce autour de cette filière de soie sauvage ?

Le vers à soie n’est pas en soit le produit commercialisé, mais plutôt le cocon vide de ce vers. La quantité de cocons vides récupérés a été divisée par 100 en l’espace de 15 ans…

En parallèle, il y a de moins en moins de tisserands qui font de la soie et se tournent plutôt sur l’exploitation du nylon. Il faut savoir que dans cette région Itasy, la soie est essentiellement utilisée pour fabriquer les habits de fête ou encore les linceuls.

Donc l’objectif actuel est surtout d’impulser le repeuplement de ce vers à soie dans les forêts de tapia pour faire en sorte que la matière première soit disponible sur place. Cela se met en place par des zônes de lâcher et donc plus de quantité de cocons vides.

Pour information, 1 kg de soie sauvage correspond à environ 5 000 cocons vides de vers à soie pour fabriquer entre 5 et 7 écharpes.

 

 

Dans combien de temps les populations locales pourront avoir un bénéfice de ce projet ? Quand est-ce que les améliorations seront visibles ?

Les impacts les plus immédiats que l’on peut avoir sont notamment au niveau des pépiniéristes . Certains ont pu doubler leurs revenus grâce à ce projet !

Mais l’impact est à visualiser sur la chaîne entière des acteurs : les VOI (membres de communautés de base, qui grâce aux schémas d’aménagement peuvent améliorer la gestion des terres), les apiculteurs soutenus, les populations qui bénéficient davantage de produits forestiers non ligneux (dont le vers à soie sauvage) grâce à la meilleure préservation des forêts de tapia.

Les effets peuvent donc en partie être appréciés dès maintenant et seront davantage évaluables à plus long terme.

 

 

Que fait-on concrètement avec les graines et fruits de tapia ?

Les populations malgaches les mangent directement ! Néanmoins, une grosse quantité est ramenée vers la capitale, Tananarive.

La récolte des graines et fruits se fait entre la mi-septembre et le mois de novembre. C’est pendant cette période, appelée aussi « période de soudure » que les populations locales n’ont pas assez à manger. Cette période est donc primordiale pour elles.

 

 

 

Quelles sont les réactions des habitants des fokontany (sous-villages) ? Est-il difficile de les convaincre à participer à ce projet ?

L’état malgache a transféré les compétences de gestion des forêts de tapia à des organisations communautaires de base (VOI) vivant proches de ces dernières et surtout qui les exploitent. Le tapia est un bien commun et doit profiter à l’ensemble des habitants.

Donc, nécessairement, ces communautés sont impliquées dans ce projet. Néanmoins, elles n’ont pas forcément les moyens ni les capacités pour protéger ces forêts. Elles sont conscientes de leurs lacunes techniques et organisationnelles et sont donc demandeuses de cet appui des administrations forestières et d’autres acteurs comme Planète Urgence !

 

 

À quoi servent exactement les plantations d’arbres à vocation « bois-énergie » ?

Le bois-énergie c’est l’utilisation du bois soit pour le brûler directement, soit pour fabriquer du charbon de bois, pour les usages suivants : chauffage et cuisson des aliments.

L’idée du projet est à la fois de restaurer les forêts de tapia mais également de planter ces arbres à vocation bois-énergie pour répondre aux besoins des communautés locales. Il faut réduire la pression sur la forêt de tapia et faire en sorte que les populations s’alimentent en bois-énergie grâce à d’autres espèces plus appropriées.

Cette ressource en biomasse est essentielle à Madagascar puisque c’est la source d’énergie principale des communautés et est donc très liée à leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ce n’est pas une source d’énergie que l’on pourra transformer du jour au lendemain dans le contexte actuel du pays et de la région.

Ainsi, il faut combiner les pratiques les plus durables possible, pour exercer moins de pression sur les forêts endémiques et utiles, les gérer durablement mais également pour assurer le développement des revenus économiques des populations.

 

 

En 2019, ce sont plus de 222 000 arbres (tapia, arbres à vocation bois-énergie, arbres fruitiers) plantés sur environ 171 hectares, 50 ruches peuplées grâce à 8 apiculteurs formés, 27 cages d’élevage de vers à soie et 21 VOI mobilisées.

Encore merci à tous pour votre intérêt et votre implication dans nos projets de reforestation !