Témoignages et rapports de volontaires

Au retour de leur mission de Congé Solidaire, tous les volontaires remplissent un rapport de mission.Un indice de satisfaction des volontaires1 de 4,7/5 en 2016.

Yves est parti en Indonésie (Samarinda)
du 04/03/2017 au 28/03/2017 sur le projet n°1982 (Comptabilité / Gestion)

Je voudrais parler des fiches de missions dans le domaine du marketing.

C'est la deuxième mission de ce type que je réalise et la deuxième où la fiche de mission ne correspond pas au besoin des participants.

Le marketing est un ensemble de techniques de pointe pour des commerciaux avertis. Expliquer ces techniques à des artisans du bout du monde équivaut à m'expliquer à moi comment on fait un triple axel en patinage artistique alors que je tiens à peine debout sur des patins à glace. Ça ne sert à rien. Même si je comprends ce que l'on m'explique, je serai incapable de mettre en pratique.

Pour cette mission, nous avons obtenu un résultat in extremis et pour différentes raisons :

- parce que nous avions rencontré Haryanti avant la mission et modifié les objectifs par rapport à la fiche de mission

- parce que nous disposions de plus de trois semaines sur place

- parce que nous étions en binôme

- parce que l'équipe de PU Indonésie a accepté nos demandes d'aménagement en cours de mission

- parce que le département RSE de TOTAL peut financer les projets

Cela fait trop de conditions pour lancer une mission de ce type dans les conditions de départ.

La plupart du temps, les gens ou organisations locales demandeurs de ce type de formation veulent simplement développer un petit business pour gagner plus d'argent. Ils n'ont pas besoin de marketing pour ça. Il leur faut du bon sens et un conseil pratique basé sur l'expérience du formateur, pas de la théorie.

Enseigner le marketing à des gens qui ignorent ce qu'est un marché ou la compta à des gens qui ne savent pas compter c'est de la mission de bonne conscience, mais inutile. L'année dernière dans la région de Samarinda, Alexandra et Arnaud ont eu le même problème que nous. Pour ma part, il y a deux ans à Zinvié (Bénin), la seule chose que les demandeurs ont retenue de mon passage est quelques conseils de production, mais pas de marketing.

Le domaine du business est très vaste et les demandeurs de formation ont du mal à définir leurs besoins réels et ne savent pas ce qu'est le marketing.

De mon point de vue, il serait préférable, pour les fiches de mission de ce type, d'éviter d'utiliser le terme marketing qui n'a pas la même signification pour un profane ou pour un spécialiste et s'en tenir à la constatation d'un problème (comme c'est le cas sur certaines fiches). Par exemple : les artisans de tel village n'arrivent pas à vendre leur production de jus d'ananas. Au moins on pourrait poser les bonnes questions avant de se lancer et préparer l'intervention en conséquence.

Concernant la durée d'une mission de ce type, dans un domaine aussi vaste que le business, il est plus que difficile d'obtenir un résultat en deux semaines. En général, la première semaine sert d'acclimatation et de découverte, la deuxième sert à comprendre la problématique et la troisième à apporter des solutions, si tout va bien.

Je suis à votre disposition pour en parler si vous le souhaitez.

Perrine est partie au Cambodge (Kampot)
du 25/02/2017 au 11/03/2017 sur le projet n°1710 (Marketing / Commerce)

Il faut savoir faire preuve de prise d'initiative et d'autonomie dans le cadre de ce projet.
Les interlocuteurs de CWDCC et des communautés sont plutôt en attente que porteurs du sujet, il ne faut donc pas hésiter à les solliciter pour les mobiliser un peu plus.

Marie est partie au Togo (Lomé)
du 25/02/2017 au 11/03/2017 sur le projet n°2173 (Communication)

Rémi est parti au Cambodge (Battambang)
du 11/02/2017 au 25/02/2017 sur le projet n°1845 (Gestion de projets)

Concernant le trajet de Paris à Battambang (lieu de mission) :

Mon vol a pris beaucoup de retard. De ce fait, Je suis arrivée à Phnom Penh le dimanche 12 Février 2017 aux alentours de 15h au lieu de 8h. J'ai raté le seul bus qui m'était réservé pour aller à Battambang.

Le prochain bus pour Battambang étant lundi, je n'ai pu démarrer ma mission que le mardi.

En plus de cela, la compagnie Air France a perdu mes valises, alors je me suis retrouvé quasiment sans bien de première nécessité que j'ai du réapprovisionner lors de mon arrivé (dimanche soir et lundi matin dédié à cela).

Concernant ma condition de vie :
L’hôtel dans lequel je me trouvais était très bien, surtout pour un pays comme le cambodge, je n'ai manqué de rien. Il y avait un restaurant pour les repas, un service de nettoyage, la climatisation dans les chambres et le wifi).
On m'a approvisionner en eau potable, donner des sous pour mes repas, et un vélo pour mes déplacements.

Concernant mon temps libre
Un membre de l'ONG, très sympathique, m'a proposé à plusieurs reprises des activités extra-mission, pendant mon temps libre, comme par exemple la salle de sport, des sorties dans des restaurants et des moments détentes (hammam, sauna, massage). cela m'a permis d'occuper mon temps libre le soir après le travail.

Le week-end je me suis arrangé pour réserver avec un chauffeur de tuktuk, une visite de toutes les activités à faire en une journée. (Temples, Bamboo Train, Bat-Cave, Croco Farm...).

J'ai également fait plusieurs rencontre sur place en m’efforçant de sortir dans des guests house ou bar tenu par des expatriés.

Concernant mes conditions de travail et le relationnel
Un bureau était à disposition dans un bureau fermé avec la climatisation.
Les équipes étaient disponible au besoin. Mais j'étais plutôt autonome sur ma mission.

Anecdotes :
Lors de mon trajet Phnom Penh - Battambang, les membres de l'ONG m'attendait au bus station de Battambang
Cependant, après 8h de trajet, nous sommes arrivé à Battambang (le chauffeur me confirme que nous y sommes), et plusieurs personnes me font des signes à l'extérieur du bus. En descendant du bus il était au alentours de 21h, il faisait nuit et je me rend compte que les personnes qui me faisaient des signes étaient des chauffeurs de tuktuk et qu'ils ne parlaient pas anglais.

Je ne suis pas descend au bon arrêt.
je n'avais pas non plus de réseau pour contacter les personnes de l'ONG alors j'ai du me débrouiller pour faire comprendre au chauffeur de tuktuk de m'emmener à l’hôtel dont j'avais garder le nom en mémoire.
J'ai également demandé à un chauffeur de tuktuk d'appeler avec son propre portable le responsable de l'ONG afin qu'ils puissent se mettre d'accord sur la destination.

Finalement j'ai pu être déposé à l’hôtel pour un prix 3x supérieur au prix normal et les membres de l'ONG sont venus me retrouver.


Valérie est partie au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 04/02/2017 au 18/02/2017 sur le projet n°2220 (Faune marine)

Quelque peu décontenancée par les conditions de cette mission par rapport aux précédentes effectuées mais rencontre avec une équipe sympa et très motivée, faisant son possible pour améliorer et assurer le succès des missions. Merci à tous.

Jean-luc est parti au Bénin (Natitingou)
du 29/01/2017 au 12/02/2017 sur le projet n°2188 (Bureautique)

Mission très intéressante, avec de bonnes conditions de travail pour le Bénin. je n'ai pas eu de coupure électrique. Seule une rallonge avait un petit problème de connexion, ce qui a causé la perte de l'ampoule du rétro-projecteur.
Le seul bémol est la situation de l’hébergement qui se trouvait un peu loin du centre de Natitingou. Le relationnel a été fabuleux. Les béninois sont si gentil et si prévenant.

Jean Luc est parti au Cameroun (Ebodjé (village à 50 Km De Kribi))
du 21/01/2017 au 04/02/2017 sur le projet n°2220 (Faune marine)

Les conditions de vie sur place sont très agréables, en particulier la plage paradisiaque, et compensent le faible contenu des missions proposées. Il y aurait quand même intérêt à étoffer un peu les activités des journées.
J'ai eu à parrainer une tortue, la seule qui a été attrapée par les pêcheurs et qui nous a été amenée. J'ai aussi assisté au spectacle émouvant de la remise à l'eau des bébés.
Une photographe bénévole était présente sur place une partie de la semaine : Elle a réalisé 3 vidéos qui seront destinées à figurer sur le site internet , quand il existera. D'ici là, je vais les mettre sur une page facebook
Les activités proposées le week end (tourisme à Kribi, balade en forêt ou en pirogue à Ebodjé) sont intéressante et bien organisées.
J'ai pu assister aux 1/4 et 1/2 finale des lions indomptables, sur les petites TV du bar, souvenir impérissable. Un regret : être parti juste avant la finale. Ça a dû être la fête !
En résumé, une bonne mission et d'excellents contacts avec le partenaire

Bruno est parti au Togo (Lomé)
du 07/01/2017 au 21/01/2017 sur le projet n°2103 (Cuisine)

1 Une des questions du rapport de mission demande au volontaire un "niveau de satisfaction général" sur sa mission de Congé Solidaire. A partir des réponses à cette question fermée à laquelle le volontaire peut répondre par passable, satisafaisante ou excellente, nous calculons cet indice de satisfaction.