CONTRIBUTION AUX SAVOIRS DE BASE

APPUI ÉDUCATIF ET ANIMATION

| n°2105 | Madagascar |
| Ambodihady - Antananarivo |

MANAMPISOA

Appui éducatif en langue française pour les enfants en classe de CE et CM1 de l’école de l’association Manampisoa

Date de mission :
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Capacité d'accueil par mission :

2 VOLONTAIRES EN BINÔME

L’association Manampisoa a été créée en 2008 par 15 jeunes étudiants du quartier d’Ambodihady afin de contribuer à diminuer le taux d’analphabétisme dans le village : d’après les enquêtes menées en amont du projet par les membres de l’association auprès de 150 ménages du quartier, ce taux s’élevait à 80% de la population.

L’association intervient dans le quartier d’Ambodihady, situé à 13km d’Antananarivo et comptant 8000 habitants. Bien que faisant partie de la périphérie urbanisée Tananarivienne, le quartier d’Ambohihady connaît un grand écart de développement par rapport à la ville, les ménages qui le composent vivent essentiellement d’activités agricoles intra-urbaines (50%), de l’élevage ou de petits commerces.
Les revenus des familles, qui n’ont généralement que très peu de terrains agricoles, sont très faibles (en moyenne inférieurs à 25€/mois). Ces familles vivent au jour le jour et les enfants sont souvent sollicités pour aider leurs parents dans leurs travaux.

Le quartier d’Ambohihady compte une Ecole Primaire Publique, 2 écoles privées primaires et 4 écoles privées secondaires jusqu’à la classe de troisième. Ambohihady ne disposant pas d’établissements d’enseignement secondaire publics, les élèves doivent se rendre à Ambohimanarina, à 30 minutes à pieds, pour poursuivre leur scolarité.
Les frais d’inscription sont un frein pour la scolarisation des enfants dans les écoles : jusqu’à 40 000 Ar par mois (soit 13 € sur 25 € de revenus mensuels) dans les écoles privées et 30 000 Ar (près de 10€) par an à verser totalement à la rentrée scolaire pour les EPP. Les familles à faibles revenus ne peuvent pas financer ces frais et les enfants ne sont pas encouragés par leurs parents pour aller à l’école.

Le manque d’infrastructures et la vulnérabilité des parents ont ainsi des conséquences sur l’éducation des enfants dans le quartier : faible taux de scolarisation (50%), fort taux d’abandon scolaire (environ 40%), nombre élevé d’enfants par classe.

Dans ce contexte, l’action de l’Association Manampisoa est double :
- sensibiliser les parents sur l’importance de la scolarisation de leurs enfants ;
- scolariser des enfants dont les familles n’ont pas les moyens de financer les frais de scolarité des structures conventionnelles, via la création d’une école associative au coût réduit.
150 ménages bénéficient ainsi de l’action de l’association Manampisoa

Les activités de l’association, dont notamment le paiement des indemnités des 3 institutrices et l’achat des matériels pédagogiques, sont financées par les frais de scolarisation des enfants de l’école, la cotisation des 15 membres – fondateurs, l’appui d’une bénévole et de bailleurs tels que la fondation TELMA, et l’ouverture prochaine d’une ferme.

Apporter un soutien scolaire en français aux élèves de l’école associative de Manampisoa, afin d’améliorer leur niveau de français, à l’écrit et à l’oral.

L’ouverture de l’école associative de Manampisoa en 2012 a été le premier projet réalisé par l’association. L’école a obtenu la reconnaissance du Ministère de l’Education Nationale en 2011. L’association Manampisoa vise à ce jour à maintenir et à améliorer la qualité de l’enseignement dispensé et à agrandir l’école afin d’y accueillir davantage d’enfants dans de bonnes conditions.

Actuellement, l’école compte 183 élèves de 5 à 15 ans, de la maternelle au CM2. Trois institutrices y travaillent : une pour le jardin d’enfants et la maternelle, une pour la classe de CP1 et CP2 et une pour la classe de CE. Pour les classes de CM1 et CM2, l’école n’ayant pas les moyens financiers de recruter un instituteur supplémentaire, les membres de l’association se relaient pour assurer les heures de cours.
Le français est la deuxième langue officielle de Madagascar. Langue administrative, le français est une condition d’accès pour les études supérieures et pour un travail qualifié. Pourtant une grande majorité de la population (83,61 %) ne parle que le malgache selon les statistiques de l'académie malgache de 2012 ; 15,87% ne la pratique qu’occasionnellement. Ceci s’explique notamment par une baisse de la qualité de l’enseignement du français dans le système éducatif : si l’enseignement est bilingue (les manuels scolaires et les examens sont à la fois en malgache et en français), les instituteurs ne maitrisent eux – même qu’insuffisamment la langue. L’enseignement du français est ainsi limité et se base sur de l’apprentissage par cœur.
Devant cet enjeu, l’association Manampisoa souhaite donner les moyens aux enfants scolarisés à l’école de mieux lire, parler et écrire en français. Cependant elle manque de moyens pédagogiques pour l’apprentissage du français et les institutrices sont faiblement qualifiées. Elles pratiquent peu le français et ne maîtrisent pas les méthodes d’enseignement.

Dans ce contexte, l’Association Manampisoa a sollicité Planète Urgence pour bénéficier de l’intervention de volontaires francophones, afin de renforcer les connaissances et la pratique du français des élèves. L’objectif est d’aider les élèves à mieux lire, parler et écrire en français par un soutien scolaire personnalisé tout en partageant et en échangeant avec l’institutrice sur les activités socio-éducatives mises en place avec les enfants. Plus en confiance sur sa pratique du français et dotée de nouvelles méthodes d’apprentissage du français, l’institutrice saura mieux transmettre ses connaissances aux enfants.

Les volontaires interviendront auprès de 2 classe : celle de CEet celle de CM1. La mission pourra être réalisée à un ou deux volontaires.

Une organisation en groupe restreint (8 ou 16 élèves par groupe, en fonction du nombre de volontaires) permettra aux volontaires d’assurer un suivi individualisé des élèves et de mettre en place des activités sollicitant la participation des enfants.

Les volontaires privilégieront des activités ludiques autour de l’expression orale et de la compréhension écrite et orale en français (lecture individuelle ou collective, jeux de compréhension et d’imagination, chants d’éveil sur le français, jeux de rôle ou scénettes...).

Les volontaires proposeront notamment des activités autour d’un abécédaire afin de renforcer la connaissance de l’alphabet, de travailler sur les sons, la prononciation en français et l’orthographe.

Les activités devront également avoir pour objectif d’enrichir le vocabulaire des enfants. Compte tenu du niveau des élèves, les volontaires travailleront sur des phrases simples.

Ils s’assureront que les élèves s’approprient le vocabulaire appris et peuvent le réutiliser ou le comprendre dans un autre contexte : il s’agit de rompre avec l’apprentissage par coeur.

Les volontaires pourront librement choisir les thématiques abordées.

Plusieurs missions se succéderont pendant l’année scolaire, le programme pourra ainsi être évolutif en fonction des progrès des enfants. La première mission permettra notamment d’évaluer avec des outils appropriés le niveau des enfants en français.
Au début de la mission, un temps de briefing avec le président de Manampisoa et les 2 institutrices de CE et CM1 sera organisé. Lors des pauses et à chaque fin de journée, les volontaires organiseront des temps d’échanges avec les 2 institutrices sur les activités mises en place (les institutrices des autres classes pourront également y participer). Ces temps donneront la possibilité aux institutrices de s’exprimer en français et de bien s’approprier les activités et les techniques d’enseignement du français apportées par les volontaires.

Nom des bénéficiaires : Les élèves de l’école de l’Association Manampisoa

Nombre de participants : 32

Niveau des participants

Il y a 28 élèves en classe de CE dont 15 garçons et 13 filles et 29 élèves en CM1 dont 15 garçons et 14 filles

Les élèves savent lire et écrire mais ils ont un très faible niveau de français : ils se reposent essentiellement sur un apprentissage par cœur. Le niveau sera évalué avec des outils appropriés lors de la première mission de volontaires.

Les institutrices, originaires d’Ambodihady, ont été recrutées par les membres fondateurs de l’association en fonction de leur motivation à participer au projet et de leurs capacités à enseigner : elles n’ont jamais reçu de formation pédagogique ni de formation en français. Leur niveau de français est moyen : elles rencontrent des difficultés dans la compréhension et l’expression orale.

Lieu de mission : Ambodihady - Antananarivo

Aéroport / Lieu d'arrivée : Antananarivo [ivato]

Transfert sur le lieu de mission

Un chauffeur mandaté par Planète Urgence accueillera les volontaires à leur arrivée à l’aéroport et se chargera de leur transfert vers la Maison des Volontaires (40 minutes)

Le trajet vers le lieu de mission sera organisé par Planète Urgence, par voiture de location avec chauffeur. Le trajet se fera le dimanche et durera environ 1 heure.

Condition d'hébergement et d'intendance

Les volontaires seront hébergés à l’hôtel « Le refuge », dans le quartier d’Ambohibao.

L’hôtel dispose d’un confort simple : eau chaude, sanitaires privés, moustiquaires, draps et couvertures.

Le matin et le soir, les volontaires mangeront à l’hôtel « Le refuge » ; le midi, ils mangeront avec l’équipe dans une maison d’hôtes « Villa les as », connue par les membres de l’association et proche de l’école (10 minutes à pieds).

Moyens mis en œuvre

Les classes de l’école se répartissent sur deux bâtiments : un premier mis à disposition par le Fokontany (quartier) et comptant 3 salles (1 pour les préscolaires/maternelles occupée uniquement le matin et 2 pour les CP) et un bâtiment nouvellement construit par l’association à 200m du premier avec aussi 3 salles pour les primaires (2 classes de CE et une classe de CM1/CM2).

Lorsque la mission se fait à 2, les volontaires auront chacun leur salle de classe dans le nouveau bâtiment (les 2 salles de classe de CE). Les deux demi groupe restant seront dans une troisième classe et auront cours avec l’institutrice sur des amtières communes aux deux niveaux, dans le bâtiment du Fokontany.

Chaque salle possède un tableau noir, des craies, un bureau et des tables-bancs pour les enfants.

L’école ne dispose pas de bibliothèque, ni de livres ou de fournitures pour les instituteurs. Les instituteurs travaillent à partir des manuels scolaires nationaux.

Chaque volontaire pourra sélectionner un livre à partir duquel il/elle organisera des activités.
Chaque volontaire peut apporter ou créer avec les enfants des jeux éducatifs/activités pour l’apprentissage du français.

Chacun recevra à son arrivée à Madagascar une enveloppe de 135 000 Ar (environ 40 euros) pour l’achat du matériel indispensable pour le bon déroulement de la mission.

Les volontaires apporteront uniquement le matériel nécessaire à la mise en œuvre de leurs activités ; ils/elles veilleront à ce que le matériel consommable soit un matériel accessible par les bénéficiaires, afin que les activités puissent être reproduites après leur départ.

Les fournitures scolaires de base se trouvent facilement à Antananarivo.

Organisation

Quotidiennement, les volontaires effectueront un trajet de 30 minutes en taxi, identifié par l’association Manampisoa, pour se rendre à l’école.

Chaque mission se fera à un ou deux volontaires.

Le Président de l’association, en collaboration avec les institutrices, se chargera de la répartition des groupes, en amont de la mission.

Les ateliers auront lieu du lundi au vendredi de 8h à 11h et de 14h à 16h.
La matinée les volontaires travailleront avec la classe de CE A soit environ 16 élèves (8 ou 16 élèves par volontaire, en fonction du nombre de volontaire) ; la classe de CEB aura alors cours avec leur institutrice. L’après midi, les volontaires travailleront avec la classe de CEB avec une même organisation ; la classe de CEA aura alors cours avec leur institutrice.
L’institutrice dont la classe sera avec le/la ou les volontaires, facilitera les échanges entre le/la ou les volontaires et les élèves (traduction en cas de besoin notamment).
A la fin des ateliers, de 16h à 17h, un temps d’échange avec les institutrices sera organisé. De plus, pendant les pauses, les volontaires pourront échanger avec les institutrices et le président de l’association sur les activités.

Remarques

Pour toute inscription à compter du 1er janvier 2017, un extrait de casier judiciaire est exigé de la part des volontaires candidats pour ce projet qui implique un travail quotidien avec des enfants et/ou mineurs. Les démarches sont à effectuer auprès du Ministère de la Justice, par Internet, à l’adresse suivante : https://www.cjn.justice.gouv.fr/cjn/b3/eje20. Planète Urgence s’engage à respecter le caractère confidentiel et strictement personnel d’un tel document.